Nouvelles

02/03/2021

La crise du coronavirus s’abat aussi sur l’industrie belge de la pomme de terre en 2020. Le volume est le plus bas depuis 3 ans !

Impossible de passer à côté dans les médias l’an dernier : la pandémie de Covid-19 a frappé de plein fouet le secteur belge de la pomme de terre. Après une campagne 2019-2020 équilibrée sur le marché libre, les cultivateurs et acheteurs ont été confrontés du jour au lendemain à un confinement mondial et à l’effondrement de la demande de l’HoReCa et de la restauration. Le prix de la pomme de terre sur le marché libre est tombé au niveau de celui des aliments pour animaux. C’est l’une des conséquences de la décision du négoce et de l’industrie d’honorer les contrats d’une façon correcte.. Par suite de ce respect des contrats, la demande et les prix de pommes de terre libres étaient en chute libre. Ce marché libre constitue pour la plupart des cultivateurs un complément indispensable à leur revenu issu de la culture de la pomme de terre. Après l’impact de la problématique climatique, la campagne 2019-2020 était très attendue par de nombreux producteurs pour rééquilibrer le revenu de la culture des pommes de terre, qui se calcule sur plusieurs saisons. Hélas, la COVID-19 en a décidé autrement.

Poussée par la demande mondiale, la filière belge de la pomme de terre a connu ces dernières décennies une croissance continue, illustrée par les chiffres de l’industrie de la transformation des pommes de terre, en hausse de 500.000 tonnes en 1995 à 5,43 millions de tonnes en 2019.

Tous les chiffres en baisse en 2020

Les chiffres publiés pour 2020 par Belgapom, le négoce et la transformation belge de la pomme de terre, illustrent les effets de la pandémie sur ce secteur : au total, seuls 5,08 millions de tonnes de pommes de terre ont été transformés en frites, produits en purée, chips et flocons, alors que toutes les exploitations avaient misé sur une reprise de la croissance cette année-là. Cela représente un recul de 4 % par rapport à 2019 et les chiffres de production les plus bas en 3 ans.

En outre, la crise du coronavirus a entraîné une baisse des investissements de 248 millions d’euros en 2020, soit 15 %, tandis que l’emploi direct dans le secteur encaissait lui aussi une baisse de 16,5 %, passant ainsi de 5.001 travailleurs l’an dernier à 4.179 la en 2020.

Le chiffre de production du segment des frites surgelées a reculé de près de 100.000 tonnes (de 2,3 millions de tonnes à 2,13 millions de tonnes), soit 4,5 %. Proportionnellement, l’impact sur la production des frites réfrigérées a été nettement plus profond, avec 66.000 tonnes (-18,7 %). Dans les autres produits (produits en purée, chips, flocons et granulats), la chute s’est limitée à 11.000 tonnes (de 684.000 tonnes à 671.000 tonnes), soit 2 %.

Ces chiffres illustrent des communications antérieures sur l’impact de la fermeture de la restauration et le maintien de la consommation de chips de pommes de terre ou la croissance temporaire de la vente de pommes de terre congelées.

D’autre part, les chiffres 2020 des exportations de produits congelés à base de pommes de terre démontrent que les producteurs belges ont pu limiter la casse par rapport aux chiffres des exploitations des pays voisins. Cela peut s’expliquer par le fait que l’industrie belge est davantage axée sur le détail que les entreprises aux Pays-Bas et en France. Sans oublier que de nombreux cultivateurs de pommes de terre belges commercialisent leurs pommes de terre par l’intermédiaire d’entreprises de transformation établies dans ces pays et que l’impact de la pandémie sur ces exploitations de grandes cultures s’est avéré plus grand.

Enfin, le Brexit aura également joué un rôle dans la production et la commercialisation de produits surgelés à base de pommes de terre. Après la France, le Royaume-Uni est le principal acquéreur de ces produits. Dans la perspective du Brexit à la fin décembre, les exportations outre-Manche avaient connu une progression sensible. Il semble évident que l’on peut s’attendre à une correction de ces chiffres début 2021.

2021, l’année de l’espoir, mais aussi celle des grands défis.

La disponibilité quelque peu inattendue de divers vaccins efficaces contre la Covid-19 nous ouvre des perspectives pour le second semestre 2021. Espérons que les mesures de confinement, de couvre-feu ou d’interdiction d’événements pourront être levées et que la vie pourra ainsi peu à peu reprendre son cours normal.

En effet, le rôle de l’HoReCa et de la restauration est crucial pour le redressement du marché belge et international de la pomme de terre. À ce jour, il est encore impossible de déterminer quand et comment la vie normale reprendra.

Même si nous nous devons d’évoquer les grands défis auxquels la filière de la pomme de terre sera confrontée. Pensons notamment au “pacte vert de l’Europe” et à la stratégie “Ferme à l'Assiette”, qui vise à asseoir la durabilité de l’ensemble de la filière et à la rendre neutre en CO2 ou circulaire. Tous les maillons de la filière de la pomme de terre se livrent à présent à cet exercice et au niveau des exploitations, les opérateurs mettent au point un plan et des rapports de durabilité.

La réorientation de la conservation des pommes de terre de consommation par l’antigerminatif CIPC, interdit depuis la campagne 2020-2021, en est l’illustration. Entre-temps, la filière a mis en œuvre des moyens naturels à base d’huile de menthe ou d’orange, d’éthylène ou du 1,4 DMN présent dans la pomme de terre. Le secteur européen de la pomme de terre prend ainsi une longueur d’avance sur le reste du monde, à une vitesse telle que les autres pays ont parfois du mal à suivre (notamment en matière d’agrément de ces moyens).

Mais le protectionnisme fait hélas de plus en plus souvent surface : il se traduit par des labels développés à l’échelle nationale ou des mesures antidumping injustifiées visant à contrer les échanges commerciaux existants, ou encore par une philosophie de ‘priorité à nos propres produits’ – même si cela ne représente pas toujours le développement le plus durable.

Belgapom a la ferme intention de continuer en collaboration avec l’ONG Trias ses efforts pour soutenir la culture des pommes de terre dans les pays en développement, mais espère que l’UE continuera à prôner la politique de libre-échange comme moteur de la croissance de la prospérité et du bien-être.

Quoi qu’il en soit, tout porte à croire que les filières de la pomme de terre belge et européenne seront appelées à se rencontrer enfin à nouveau lors du salon européen de la pomme de terre Interpom 2021, qui se déroulera du 28 au 30 novembre à Kortrijk XPO, car plus que n’importe quel secteur, la filière de la pomme de terre a besoin de contacts personnalisés.


19/01/2021

Thermonébulisation : prévention et sécurité

La thermonébulisation de 1,4Sight, Argos ou Biox-M constitue avec la diffusion d’éthylène un des principaux moyens de contrôler la germination durant le stockage des pommes de terre.

La thermonébulisation peut être à l’origine d’incendies de bâtiments de stockage.
Les causes en sont :
- Trop hautes températures dégagées par le thermonébulisateur,
- Liquides de traitement pouvant être inflammables,
- Equipements de gazage utilisés de manière inappropriée,
- Contact ou proximité de matériaux inflammables : isolants thermiques de synthèse (polyuréthane, polystyrène...), bois (palox)…

C'est la raison pourquoi l'Organisation de Branche pommes de terre, Belpotato.be a lancée une brochure concernant ce thème. Vous pouvez télécharger la dernière version du 2 février ici.


02/01/2021

Belgapom accueille son nouveau CEO Christophe Vermeulen !

Le 1 janvier Chrisophe Vermeulen a démarré comme le nouveau CEO van Belgapom et le directeur du FVPhouse. Il succède Romain Cools, qui après une carrière de 30 ans prend du recul comme conseiller de son successeur et l'organe d'administration de Belgapom, avant de prendre sa retraite. 

Dans une première phase Christophe fera connaissance avec le secteur via des visites d'entreprise et des rencontres avec les parties prenantes dans le secteur pommes de terre, fruits et légumes belge et international.  


03/12/2020

Christophe Vermeulen devient le nouveau CEO de Belgapom et le directeur de FVPhouse.

L’organe d’administration de Belgapom a décidé à l’unanimité d’entamer une collaboration avec Christophe Vermeulen pour succéder à Romain Cools en tant que CEO de Belgapom. Il occupera aussi la fonction de directeur de FVPhouse, l’organisation faîtière des services des fédérations du négoce et de la transformation de la pomme de terre, des fruits et des légumes. Il a fallu à nouveau pourvoir inopinément cette fonction à la suite du choix de Tom Vandenkendelaere, avec qui Belgapom et FVPHouse avaient conclu un accord précédemment, de prendre la succession de Kris Peeters au Parlement européen.

Marc Van Herreweghe, président de Belgapom : « Ce n’était pas une mince affaire pour Belgapom de se remettre en quête d’un successeur pour notre actuel CEO ad interim, Romain Cools. Nous sommes partis du même profil et sommes particulièrement satisfaits de la personnalité de Christophe Vermeulen. Sa formation ainsi que son expérience à l’échelle nationale et internationale constituent une base solide pour l’accompagnement et la représentation des entreprises du secteur. Comme convenu précédemment, Romain Cools restera actif en tant que conseiller au service de son successeur jusqu’à mi-2021. Ensuite, jusqu’à fin 2021, il assistera encore Belgapom et FVPhouse de ses conseils en cas de nécessité. Nous aurons donc sans doute encore l’occasion de le rencontrer lors de notre salon professionnel international Interpom, du 28 au 30 novembre 2021 à Kortrijk XPO. Cette manifestation européenne majeure consacrée à la pomme de terre a été reportée d’un an en raison de la crise Covid. »

Romain Cools : « 2020 n’a pas été une année facile, c’est le moins que l’on puisse dire. La crise du coronavirus a également durement touché notre secteur et les mésaventures liées à ma succession n’ont pas facilité les choses. Néanmoins, je peux me dire satisfait. Nous aurons en la personne de Monsieur Vandenkendelaere un interlocuteur fort au niveau de l’Europe et le choix de notre organe d’administration de désigner Christophe Vermeulen pour prendre ma succession me réjouit particulièrement. J’ai fait sa connaissance dans le cadre de ses activités au sein du Parlement européen et tout comme mes collègues, j’ai été impressionné par sa connaissance du dossier et surtout par son vif enthousiasme. Deux caractéristiques qui me garantissent que Belgapom et FVPhouse seront en bonnes mains. Le fait que Christophe puisse s’appuyer sur une excellente équipe motivée au sein de FVPhouse offre une garantie supplémentaire pour la qualité du service à nos entreprises. »

« Je suis enchanté que Christophe puisse commencer le 1er janvier. À partir de la moitié de l’année prochaine, je coulerai une retraite paisible, mais d’ici-là, je pourrai l’assister de mes conseils. Je partagerai volontiers mon expérience en tant que secrétaire de Belgapom, qui a été ma fonction pendant 30 ans, mais aussi en tant que secrétaire général de Vegebe (la fédération de la transformation des légumes), Europatat (le commerce européen de la pomme de terre) et EUPPA (l’industrie européenne de transformation de la pomme de terre). Je ne mets d’ailleurs pas totalement fin à mes activités puisque jusqu’à l’issue du World Potato Congress à Dublin en juin 2022, je reste président/CEO de l’ONG canadienne World Potato Congress inc, une plateforme de réseautage pour la filière de la pomme de terre à l’échelle mondiale. »

Christophe Vermeulen est juriste spécialisé en droit européen. Après un bref passage au barreau de Bruges, il a été actif comme collaborateur parlementaire au sein des Parlements flamand et fédéral. Il a travaillé comme attaché bilatéral aux Affaires étrangères et comme conseiller au cabinet des Entreprises publiques. Ces dernières années, il s’est toutefois concentré sur l’Europe où, en sa qualité de chef d’équipe, de responsable de la communication et de conseiller au négoce et à la politique étrangère au sein du Parlement européen, il a pu se plonger dans la politique européenne, particulièrement importante pour notre secteur. À l’époque déjà, il travaillait en collaboration avec le secteur de la pomme de terre dans le cadre des conflits commerciaux relatifs à l’exportation des pommes de terre surgelées belges. Il a également suivi activement le dossier du Brexit, la nouvelle PAC, l’esquisse du Green Deal et les accords de libre-échange, notamment avec le Canada et l’Australie/la Nouvelle-Zélande. Il a été président ad interim de JONGCD&V en 2012 et à la fin de l’année dernière, il était l’un des 7 candidats à l’élection nationale du président du CD&V.

Christophe Vermeulen : « Je suis très reconnaissant à l’organe d’administration pour la confiance qu’il m’a témoignée. Mon enthousiasme et ma passion sont énormes. Et j’en aurai bien besoin parce que succéder à un monument tel que Romain Cools constitue un fameux défi, et c’est un euphémisme. Je suis extrêmement fier de pouvoir défendre les intérêts de notre secteur de la pomme de terre, le joyau de notre industrie agro-alimentaire. Et il y a du pain sur la planche : la crise du coronavirus, le Brexit, la lutte contre le dumping, le Green deal, les nombreux défis liés à la durabilité et à la santé… la liste est impressionnante. Je suis ravi que Romain ait proposé de m’accompagner minutieusement pendant cette transition et je me réjouis de me retrousser les manches avec toute l’équipe. »


26/10/2020

Le nouvel organe d’administration de Belgapom relance sa recherche d’un successeur pour Romain Cools en tant que CEO du négoce et de la transformation

L’organisation belge du négoce de la pomme de terre a été créée en 1947 en tant qu’union professionnelle reconnue. 73 ans plus tard, l’assemblée générale de Belgapom a décidé de la transformer en ASBL suite à l’entrée en vigueur du Code des sociétés et des associations, qui a supprimé le statut d’union professionnelle reconnue.

Un nouvel organe d’administration a également été élu. Le négoce y est représenté par les membres suivants : Marc Bauden (Marc Bauden), Ben Muyshondt (Pomuni Fresh & Trade), Bart Nemegheer (Aardappelhoeve), Marc Seru (MSAV) Rik Tanghe (RTL Patat) et Heike Valcke (Valcke aardappelen). La section transformation est représentée par : Jan Clarebout (Clarebout), Yves De Vinck (Roger & Roger), Wim Lannoey (Remofrit), Hannelore Raes (Agristo), Emanuel Van den Broeke (Lutosa) et Marc Van Herreweghe (Mydibel).

La présidence de Marc Van Herreweghe est prolongée

Le nouvel organe d’administration a prolongé le mandat de Marc Van Herreweghe en tant que président. Les vice-présidents Hannelore Raes et Ben Muyshondt assumeront respectivement la présidence des sections Transformation et Négoce.

Romain Cools, secrétaire sortant, a été nommé CEO ad interim.

Outre les défis majeurs auxquels le secteur de la pomme de terre est actuellement confrontée en raison des conséquences de la pandémie Covid-19, le Brexit, le Green Deal imminent, le remplacement du CIPC comme inhibiteur de germination par des produits naturels, les accusations injustifiées de dumping dans un certain nombre de pays d’exportation, mais aussi la tendance croissante au protectionnisme au sein de l’UE, Belgapom doit désormais relancer sa recherche pour le remplacement de Romain Cools, qui prendra sa retraite en 2021 après 30 ans de service comme secrétaire.

Tom Vandenkendelaere n’assumera pas son mandat de CEO de Belgapom et retourne vers l’Europe.

Tom Vandenkendelaere a informé le président de Belgapom qu’il démissionnait de son poste de CEO de Belgapom, qui devait commencer le 1er janvier.

Tom Vandenkendelaere : « Life is what happens to you while you are busy making other plans, a déclaré jadis John Lennon. J’aurais beaucoup aimé devenir le CEO de Belgapom, mais je suis appelé à reprendre une autre mission tout aussi importante. Si Kris Peeters devient effectivement vice-président de la Banque européenne d’investissement tel qu’il l’a annoncé, je prévois de reprendre le mandat qui se libérera au Parlement européen. Ce mandat est incompatible avec le rôle de CEO de Belgapom. Le choix que j’ai dû faire était très difficile, mais je l’ai fait en âme et conscience. De plus, le Parlement européen est le meilleur organe pour exprimer les préoccupations du secteur belge de la pomme de terre. L’agriculture est la compétence la plus importante de l’Union européenne et sera bientôt à nouveau l’un de mes fers de lance. »

« Je comprends que cette décision surprendra les membres de Belgapom (et Vegebe), » poursuit Tom Vandenkendelaere.

« Cependant, avec des dossiers tels que le Brexit, la pression sur les accords de libre-échange, le Green Deal, etc., on comprendra bientôt combien il est important d’être entendu et représenté au niveau européen. Le secteur peut déjà compter sur moi, » conclut-il.

Le président de Belgapom, Marc Van Herreweghe : « Même si nous nous réjouissions d’une collaboration fructueuse avec Tom Vandenkendelaere en vue de la poursuite du développement durable du secteur belge de la pomme de terre et pour le guider dans les eaux turbulentes du monde actuel, nous comprenons sa décision de reprendre le travail qu’il a accompli avec succès au cours de son précédent mandat au Parlement européen. Nous lui souhaitons beaucoup de succès dans cette démarche et espérons également que la fédération sectorielle pourra continuer à faire appel à sa collaboration. Après tout, il est important que le secteur agroalimentaire belge, et notre secteur de la pomme de terre en particulier, soit entendu au sein de l’hémisphère européen afin de défendre les intérêts de toute la chaîne ainsi que de ses milliers d’entrepreneurs et travailleurs. Leur prospérité et leur bien-être en dépendent. »

Belgapom espère pouvoir présenter le nouveau CEO de Belgapom dès que possible.


16/07/2020

Pour confirmation : l’utilisation du CIPC sur les pommes de terre est interdite en Belgique depuis le 1er juillet. Nettoyage est cruciale !

Ces derniers jours, Belgapom, le négoce et la transformation belges de la pomme de terre, a été contactée à plusieurs reprises pour savoir si le produit antigerminatif CIPC pouvait toujours être utilisé sur les pommes de terre. La réponse est claire : en Belgique, son utilisation est strictement interdite depuis le 1er juillet 2020 !

Le secteur européen de la pomme de terre se prépare à l’utilisation des alternatives autorisées, dont la plupart sont d’origine naturelle.

Malheureusement, il s’est avéré que le CIPC laisse également des traces dans les bâtiments de stockage sous la forme de cristaux qui risquent de se détacher, même après plusieurs années, pouvant provoquer ainsi la contamination des pommes de terre entreposées.

Les conséquences peuvent être particulièrement lourdes tant pour les producteurs que pour le négoce et la transformation.

Dès qu’une substance active est interdite dans l’UE, la norme est en principe automatiquement réduite à la limite de détection. Pour le CIPC, cela signifie 0,01 ppm.

La coalition européenne de la pomme de terre (dont les membres sont les organisations européennes de la filière de la pomme de terre Copa Cogeca, Europatat et EUPPA) a réussi à convaincre l’institution européenne compétente SCoPAFF (composée de spécialistes de tous les États membres) ainsi que les États membres d’élaborer un régime transitoire qui prévoit, moyennant une procédure de nettoyage approfondie des bâtiments de stockage, une LMR temporaire (LMRt) plus élevée qui ne représente aucun risque.

Cette LMRt sera communiquée après la période des vacances. D’ici là, l’ancienne LMR de 10 ppm reste d’application, ce qui ne signifie en aucun cas que le CIPC peut être utilisé ou qu’il n’existe aucune obligation de nettoyage, bien au contraire !

La contamination éventuelle de la récolte 2020-2021 suite à l’utilisation du CIPC ou d’une contamination importante dans les entrepôts peut avoir de graves conséquences pour les différents maillons de la filière.

Les pommes de terre dont la teneur en résidus de CIPC est supérieure à la LMRt présumée (entre 0,3 et 0,5 ppm) sont transformées en produits congelés qui peuvent être conservés jusqu’à 36 mois. Sachant que le SCoPAFF veut revoir (réduire) la LMRt annuellement sur la base des résultats d’analyse, il est parfaitement possible que des produits congelés ayant une teneur trop élevée en CIPC se retrouvent sur le marché dans 2 ans. Cette norme s’applique somme toute également aux produits finis !

Cela signifie que ces produits ne pourraient plus être commercialisés et devraient être détruits, ce qui n’est pas sans conséquence. Les pommes de terre utilisées pour chaque lot de produit transformé sont et restent traçables jusqu’au producteur.

L’ensemble de la filière belge de la pomme de terre a par conséquent appelé au nettoyage en profondeur des entrepôts dès cette année.

La coalition européenne de la pomme de terre a mis au point une procédure de nettoyage uniforme qui a été approuvée par l’organisation interprofessionnelle belge Belpotato.be et ses membres, ainsi que par la Commission européenne.

Cette procédure peut être téléchargée sur les sites internet de toutes les organisations concernées ou via https://belpotato.be/_library/_files/FR_Directive_de_nettoyage.pdf.

Le nettoyage approfondi des bâtiments de stockage pendant l’actuelle saison transitoire et la possibilité de les nettoyer à nouveau après la nouvelle saison réduisent considérablement le risque d’une éventuelle contamination croisée pour la récolte 2021-2022, à laquelle s’appliquera la nouvelle LMR temporaire.

Dans l’intervalle, la coalition européenne de la pomme de terre tente d’uniformiser la procédure d’échantillonnage afin de la soumettre à la Commission européenne. L’exactitude du résultat de toute analyse dépend en effet de l’échantillonnage au même titre que l’interdiction de l’utilisation du CIPC, la procédure de nettoyage et la LMR temporaire.

La procédure d’échantillonnage sera probablement disponible après les congés d’été.

Dès la disponibilité de cette procédure, Belgapom, ainsi que les organisations de nos pays limitrophes, mettra en place un plan d’échantillonnage et d’analyse approfondi, dont les résultats devront être soumis à la Commission européenne en vue de prolonger la LMR temporaire (probablement revue à la baisse).


06/07/2020

Tom Vandenkendelaere succédera à Romain Cools comme nouveau CEO de Belgapom à partir de janvier 2021.

Romain Cools, secrétaire général de Belgapom, quittera la fédération du négoce et de la transformation belges de la pomme de terre à la fin de l'année 2020 après une carrière de 30 ans. Il passera le flambeau à Tom Vandenkendelaere, qui assumera le rôle de CEO de Belgapom à partir de janvier 2021, annonce l'organisation.

Tom Vandenkendelaere sera également directeur de la FVPhouse, l’organisation faîtière des fédérations du négoce et de la transformation des pommes de terre, des fruits et des légumes.

Marc Van Herreweghe, président de Belgapom, déclare : « Romain Cools restera actif jusqu'au 1er juillet 2021 en tant que conseiller au service de son successeur. Il peut se prévaloir d'une carrière exceptionnellement riche. Au cours des trois dernières décennies, il était non seulement secrétaire général de Belgapom et directeur de la FVPhouse, mais il a également exercé la fonction de secrétaire général de Vegebe, la fédération de la transformation belge de légumes pendant 17 ans.

Il a également occupé le poste de secrétaire général d'Europatat, la fédération européenne du commerce de la pomme de terre (15 ans), et d'EUPPA, la fédération européenne de l'industrie de la transformation de la pomme de terre (8 ans). Actuellement, Romain Cools est également président/CEO de l'ONG canadienne World Potato Congress inc, une plateforme de réseautage pour la filière de la pomme de terre. Beaucoup reconnaîtront qu'il bénéficie d’une grande notoriété dans le monde de l'agroalimentaire. »

Romain Cools : « Je suis très reconnaissant d'avoir pu vivre cette carrière extrêmement fascinante et d'avoir pu entretenir de si nombreux contacts à travers toute la chaîne de valeur. Je suis heureux de pouvoir confier bientôt cette tâche à mon successeur Tom. Je me reconnais dans son engagement et son dynamisme. »

Son successeur Tom Vandenkendelaere a acquis une renommée nationale en tant que député européen entre 2014 et 2019. Aujourd'hui, il est actif comme échevin intérimaire à Roulers, en remplacement de la ministre Nathalie Muylle, et comme conseiller indépendant pour la politique agricole européenne. Tom Vandenkendelaere est titulaire d'un doctorat en relations internationales, a été président de JONGCD&V, et a été actif au Parlement européen au sein des commissions de l'agriculture, des affaires économiques et monétaires, et de l'emploi et des affaires sociales. C’est en cette dernière qualité qu’il a appris à mieux connaître le secteur belge de la pomme de terre lorsqu’il assurait le suivi des conflits commerciaux par rapport à l'exportation des pommes de terre surgelées belges. Il a également suivi de près la problématique du secteur de la pomme de terre dans le cadre de la réforme de la politique agricole européenne et du Brexit.

L'arrivée de Tom Vandenkendelaere est l'expression du changement générationnel que traverse l'ensemble du secteur : « J'ai l'ambition de renforcer davantage la croissance de ce secteur primordial en Belgique, de défendre ses intérêts en matière de durabilité et, en même temps, de défendre et de renforcer encore sa position dans le monde. C'est avec une grande fierté que je me consacrerai bientôt à « notre » pomme de terre et à ses nombreux produits dérivés qui, à mon avis, sont le fleuron du secteur agroalimentaire belge. Succéder à une grande pointure comme Romain Cools ne sera certes pas évident, mais je relèverai volontiers ce défi. Je lui suis reconnaissant de m'avoir donné l'occasion de préparer soigneusement cette transition ensemble, dans l'intérêt du secteur. Nous nous sommes concertés sur tout sauf sur sa fête de départ, celle-ci devant rester une surprise », conclut M. Vandenkendelaere avec un clin d'œil.


25/05/2020

Too Good To Go lance la campagne nationale “SOS Patat : sauve les patates, mange des frites”

Avec la campagne “SOS Patat: sauve les patates, mange des frites”, Too Good To Go et les acteurs clés du secteur joignent leurs efforts pour éviter que quelque 750 000 tonnes de pommes de terre belges ne soient gaspillées.

La pomme de terre belge est l’une de nos fiertés nationales. Malheureusement, les variétés de pommes de terre cultivées et stockées pour la production de frites et autres produits surgelés font face aujourd’hui à un problème de taille.

La situation actuelle a bouleversé le modèle de consommation de produits surgelés à base de pommes de terre à différents niveaux. Avec la baisse de l’export ainsi que la fermeture, en Belgique et dans de nombreux autres pays, d’une grande partie du secteur de l’horeca, les quantités écoulées de ces produits surgelés ont fortement diminué et les chambres froides des entreprises spécialisées dans leur production ne désemplissent pas.

Par conséquent, les agriculteurs font face à une montagne de 750 000 tonnes de pommes de terre qui ne pourront pas être transformées en frites ou autres produits surgelés. Ces pommes de terre risquent donc tout simplement d’être gaspillées.

Face à ce problème, Too Good To Go, qui lutte au quotidien contre le gaspillage alimentaire, ne pouvait rester les bras croisés et a réuni autour de la table les acteurs clés du secteur : l'Apaq-W, VLAM,  Belgapom, Clarebout, Agristo, Belviva, Mydibel, McCain, Pomuni, Ecofrost, Eurofreez, Lamaire, Farm Frites, Belpotato, Fiwap, ABS, Boerenbond, FWA, Comeos, Carrefour, Makro, Colruyt Meilleurs Prix, Spar Colruyt Group, Spar Lambrechts, Lidl, cora, Bon ‘Ap, Jumbo, FoodWIN.


Ensemble, ils lancent aujourd'hui une campagne nationale : "SOS Patat : sauve les patates, mange des frites".

La campagne fait appel au Belge et à sa fierté envers nos patates nationales avec une seule mission : “Sauve les patates, mange des frites”. Des frites mayo, andalouse, samouraï, avec un vol-au-vent, des boulettes sauce tomate… mais aussi des croquettes, pommes duchesse, pommes noisettes. Peu importe, tant que celles-ci finissent dans nos estomacs*.

Découvrez les actions SOS Patat des partenaires sur le site internet : www.sospatat.be

Découvrez la vidéo "SOS Patat: sauve les patates, mange des frites" ici : https://www.youtube.com/watch?v=78jn0voZ2a8


20/05/2020

Pommes de terre hâtives dans le marché du frais : pourquoi on a aussi besoin de primeurs importés.

Pas mal de consommateurs ont constaté que la plupart des supermarchés offre en ce moment également des pommes de terre emballées en provenance des pays méditerranéens. Les médias ont aussi prêté de l’attention à ce phénomène.

Voici un explication de la part de Belgapom :

1) Traditionnellement la saison des pommes des terre primeurs provenant de Chypre, Israel ou Malte démarre fin mai/ début juin. Le consommateur belge veut faire accompagner ses asperges par des pommes de terre de primeur. Après quelques semaines ces origines sont remplacées par l’Espagne et l’Allemagne. Ce n’est qu’après cette période qu’on trouve des pommes de terre hâtives belges dans les rayons.

La raison est que les pommes de terre destinées au marché du frais sont conservées aux frigos (sans produits anti-germinatifs comme le CIPC), ce qui résulte dans une évolution à la fin de la saison de stockage dans la composition de l’amidon dans les tubercules. L’eau de cuisson devient brune et le goût des pommes de terre un peu sucré.

En plus en ce moment, la plupart des variétés à chair ferme (un segment croissant dans le marché du frais) sont plus au moins épuisées, suite à une hausse des ventes causée par la crise du Coronavirus et les mesures du lockdown qui ont incité les consommateurs à cuisiner davantage.

2) Dans des conditions normales, le segment de pommes de terre farineuses e.a. pour frites, est disponible plus longtemps. Mais suite aux circonstances de croissance exceptionnelles pendant l’été (chaleur, sécheresse) la teneur en matière sèche dans plusieurs de ces variétés (fontane, challenger, e.a.) est très élevée, ce qui entraine un nombre de problèmes de qualité après le transport, le calibrage, le lavage et l’emballage de ces pommes de terre ( bleuissement sous la pelure).

Ces pommes de terre, conservées dans des stockages à une température spécifique (aussi pour limiter la formation d’acrylamide lors de la cuisson), sont propres au transport et à la transformation dans une usine de production et de congélation, dans laquelle les tubercules sont transformés en frites ou en produits sur base de purée dans un délai de trois heures.

A cause de cette situation on estime que cette année les pommes de terre farineuses en provenance de la région méditerranéenne seront également disponibles plus vite que prévu dans les rayons des supermarchés.

3) Les pommes de terre de primeurs belges seront disponibles en juillet et août. Pour les offrir au marché du frais on est confronté avec d’autres problèmes : ces pommes de terre sont ‘arrachées vertes’, ce qui résulte dans une pelure fine. C’est vraiment impossible de les calibrer, laver et emballer pour vente dans les magasins. Ces tubercules sont normalement directement transportés vers l’usine pour les éplucher, couper, cuire et réfrigérer. Ces variétés sont utilisées pour les fritures, restaurants et surgélation. Des pommes de terre hâtives à peau peleuses de propre récolte sont un produit de niche avec une demande limitée.

Les entreprises d’emballage belges et leurs producteurs prennent la responsabilité d’offrir pendant toute l’année un produit de qualité dans les rayons. Tenant également compte des pommes de terre importées en été, on a calculé que plus de 70 % de toutes les pommes de terre achetées par les consommateurs est d’origine belge (Source : GfK/VLAM).


23/04/2020

Belpotato.be demande aux supermarchés belges de donner priorité aux pommes de terre et aux produits de pomme de terre belges.

Le déclenchement de la crise du Covid-19 au niveau mondial a profondément bouleversé le modèle de consommation normal. Suite aux mesures de confinement les consommateurs cuisinent plus que jamais à la maison et la restauration hors domicile a été réduite au minimum absolu.

Cela a d'énormes conséquences pour la filière belge de la pomme de terre, car notre pays est leader du marché de la production et de l'exportation de produits surgelés à base de pommes de terre, dont la grande majorité est consommée en plein air dans les établissements de restauration et les cuisines collectives. Les producteurs de frites surgelées estiment que la consommation mondiale a chuté de plus de 40 %. Les pommes de terre récoltées à l'automne 2019 peuvent être stockées jusqu'à l'été 2020.

Il est important de noter que les variétés de pommes de terre cultivées et stockées pour la production de frites surgelées ne conviennent généralement que pour cet usage. Il en va de même pour les pommes de terre destinées aux chips ou aux snacks ou au marché du frais. Ce sont également des variétés spécifiques, avec leur propre comportement de cuisson et leur technique de conservation (différentes températures). Calibre et aspect externe jouent aussi un rôle. Ces trois groupes de pommes de terre ne sont donc pas des vases communicants.  Les pommes de terre prévues dans le secteur du marché frais et des chips pourront probablement être commercialisées et transformées quasi normalement. Malheureusement, cela ne sera pas le cas pour des variétés telles que Fontane et Innovator, qui sont la matière première pour la production de nos frites surgelées belges. On estime que quelque 750 000 tonnes de pommes de terre ne pourront pas être transformées en Belgique. La capacité de congélation est aussi limitée.

Belpotato.be, l'organisation interprofessionnelle belge de la pomme de terre, a déjà exhorté les autorités européennes et belges compétentes à ne pas abandonner les producteurs. Les entreprises de transformation se sont engagées à absorber et à transformer autant que possible les pommes de terre qu'elles ont contractées avec les producteurs. Toutefois, il faut trouver une solution pour les producteurs qui se retrouvent avec des pommes de terre invendables. D'une part pour les aider à assurer leur avenir, mais aussi pour trouver une destination à ces pommes de terre.

Ce faisant, le secteur s'engage en faveur d'une solution durable : la préférence est donnée à l'utilisation en tant qu'aliment : cette semaine, le secteur, en collaboration avec le gouvernement flamand, a commencé à fournir des pommes de terre de qualité aux banques alimentaires. De nombreuses pommes de terre à usage alimentaire partent également à l'étranger. Dans une deuxième phase, les pommes de terre sont utilisées comme aliments pour animaux. Ce n'est qu'en dernier recours que l'on envisage de recourir aux biométhaniseurs, qui transforment les pommes de terre en énergie (verte).

Belpotato.be appelle également les chaînes de supermarchés belges à promouvoir davantage les pommes de terre et les produits à base de pommes de terre belges dans leurs rayons. Il est fait référence à l'action mise en place par l'organisation Toogoodtogo, qui fait tout ce qui est en son pouvoir pour prévenir les pertes alimentaires en demandant qu'une friteuse supplémentaire soit placée sur la table à la maison pendant ces périodes de crise. Cela permettra de libérer à nouveau de l'espace dans les congélateurs industriels pour traiter les pommes de terre de cette saison. Les frites qui se trouvent dans les rayons proviennent aussi généralement de pommes de terre belges. En ce qui concerne les pommes de terre fraîches emballées, la situation est un peu plus complexe. Là, la crise du Corona virus a entrainé des achats de précaution par les consommateurs, de sorte que les variétés traditionnelles à chair ferme comme Nicola et Charlotte ne sont presque plus disponibles. C'est pourquoi nous constatons que les supermarchés comptent sur les pommes de terre de primeur importées d'Israël ou de Chypre pour ce type de variétés. Par contre il existe encore suffisamment de pommes de terre farineuses provenant de notre propre pays.

Belpotato.be souligne que l'offre de pommes de terre fraîches, de produits surgelés à base de pommes de terre et de chips de notre propre pays est encore suffisante. Les supermarchés peuvent encourager les producteurs et les opérateurs belges à donner à ces produits une place de choix dans leurs rayons ou leurs compartiments de congélation. Le service de promotion wallon APAQ-W a mis du matériel à disposition des magasins à cet effet et le service de promotion flamand VLAM vient de lancer sa campagne pour le millénaire, soutenue par l'UE, en proposant des jeunes chips sur le site www.aardappel.be . Leur site web www.lekkervanbijons.be  contient également de nombreux conseils sur la façon de préparer des plats super savoureux à la maison avec nos délicieuses pommes de terre belges saines. L’action Je cuisine local et de saison menée par l’APAQ-W et qui a été récemment renforcée va dans le même sens (www.jecuisinelocal.be ).

Source : Belpotato.be


11/04/2020

Les directives de nettoyage CIPC dans les stockages de pommes de terre disponible pour la Belgique

Le Potato Value Chain européen, composé par le Copa-Cogeca, Europatat, Euppa, ESA, Starch Europe et ceci en collaboration avec AHDB et Arvalis a finalisé les directives de nettoyage de stockages de pommes de terre, qui veut aider les producteurs, négociants et transformateurs à réduire les résidus de Chlorprophame (CIPC) sur les pommes de terre stockées à partir de la saison 2020-2021. A partir de cette saison l'utilisation de CIPC est interdit. En attendant un nouveau tMRL le secteur veut éviter le plus possible une contamination croisée. Le nettoyage est crucial pour obtenir un résultat. 

Les directives et ses annexes peuvent aider à définir les zones à risques pour la contamination de CIPC et mener à un nettoyage profond. 

Vous pouver télécharger ces documents via le liens suivants : 

Français : 

Couvert 

Directives de nettoyage

Infographic

Checkliste

Manuel

Néerlandais : 

Cover

Reinigingsrichtlijnen

Infographic

Checklist

Handleiding


10/04/2020

Le secteur belge de la pomme de terre a connu une croissance en 2019, mais la crise du coronavirus impactera les chiffres de 2020.

La croissance était à nouveau au rendez-vous en 2019, surtout pour les frites surgelées.

L’industrie de la transformation de la pomme de terre affiche un nouveau record pour les pommes de terre transformées, malgré les conditions de culture difficiles en raison de la chaleur intense et de la sécheresse au cours de la saison 2018-2019 et 2019-2020. Avec près de 5,3 millions de tonnes de pommes de terre transformées en frites, en produits à base de purée, en chips, en flocons et en granulés ou en pommes de terre précuites, le chiffre de 2018 a connu une augmentation de 3,8%.

Cette augmentation est principalement due à l’augmentation de la production de frites surgelées. En 2019, 2.231.000 tonnes de frites surgelées ont été produites (soit une augmentation de 7,5% par rapport à 2018). La production de frites réfrigérées (230.314 tonnes) et d’autres produits à base de pommes de terre (648.810 tonnes) a connu une légère baisse de respectivement 0,5 et 1,6 %.

Augmentation du nombre de travailleurs et quatrième année successive caractérisée par un fort taux d’investissement.

Le nombre de travailleurs dans le secteur est passé en 2019 de 4.762 à 4.991. L’an passé, les investissements ont également franchi le cap des 300 millions d’euros, et le montant de 289.219.240 euros est pour la quatrième année d’affilée du même ordre de grandeur.

Ce sont principalement les frites surgelées exportées qui sont responsables de cette augmentation.

La dépendance de la chaîne belge de la pomme de terre à l’exportation de produits à base de pommes de terre surgelés s’illustre également dans les chiffres en 2019.

La Belgique a exporté 2.680.086 tonnes de produits, ce qui représente une augmentation de 8,1% par rapport à 2018. La valeur de ces exportations s’élevait à 1.935,181 millions d’euros, soit 18,2 % de plus que l’année précédente. Cette augmentation est probablement due à l’augmentation des prix des matières premières, car 2019 se trouvait au beau milieu de deux saisons de culture difficiles, en raison des étés chauds et secs de 2018 et 2019.

Il est étonnant de constater, dans ces statistiques, que la Belgique est le seul pays par rapport aux pays voisins à afficher des chiffres d’exportation en hausse pour 2019.

Que nous réserve 2020 ?

Les prévisions pour la saison 2020 étaient positives. Le marché des pommes de terre a connu un bon équilibre. Les cotations sur le marché libre ainsi que les prix contractuels ont permis à la chaîne de la pomme de terre de respirer. Tout le secteur européen de la pomme de terre s’est concentré sur la nouvelle situation, avec la perte d’agrément du traditionnel anti-germinatif CIPC à partir de la saison 2020-2021. Le nettoyage des entrepôts, de nouveaux protocoles d’échantillonnage et l’application de nouveaux anti-germinatifs naturels figurent à l’ordre du jour de la plupart des réunions dans la chaîne de la pomme de terre.

Ça, c’était jusqu’à ce que la propagation du coronavirus Covid-19 en Chine nous fasse tous découvrir le mot « confinement ». Les conteneurs n’étaient plus déchargés dans les ports chinois, ce qui a entraîné des problèmes logistiques pour les exportations de pommes de terre depuis l’Europe. Et à la mi-mars, quand le virus a fait son apparition en Europe et que les autorités locales ont déclaré elles aussi un confinement, les problèmes se sont accumulés dans le secteur de la pomme de terre. Les restaurants et les cuisines de collectivités ont fermé leurs portes, et après une courte période de stockage compulsif, la diminution de la demande est clairement tangible dans les supermarchés. Début avril, une même approche a été déployée dans le monde entier, ce qui est devenu très problématique pour les exportations de produits surgelés, d’abord suite à la fermeture des chaînes de fastfood, puis des autres marchés.

Personne ne sait combien de temps durera cette situation. L’avenir proche est un grand point d’interrogation. Il est d’emblée clair que le coronavirus Covid-19 aura un impact majeur sur les chiffres de 2020 de ce secteur dynamique.

Espérons que la vie reprenne petit à petit ses droits, ce qui ouvrirait à nouveau des perspectives pour le secteur de la pomme de terre.


06/04/2020

Communiqué de presse #1 Secteur belge de la pomme de terre dans la crise corona 6/4/2020

Belpotato.be, l'Organisation professionnelle belge de la pomme de terre, attire l'attention sur le fait que la crise actuelle du Corona virus a un impact très lourd sur le secteur en raison de la volatilité et de la disparition de nombreux marchés de vente. Dans ces circonstances, elle poursuit les consultations interprofessionnelles plus importantes que jamais dans cette situation de crise et souhaite attirer l'attention sur les points suivants :

Saison en cours

En raison du confinement généralisé, les ventes à la restauration, aux cuisines industrielles et aux restaurants fast-food dans quasiment toute l'Europe ont été réduites presque totalement, ainsi que la consommation prévue lors de grands événements (compétitions sportives, festivals, folklore, ...) qui seront probablement tous annulés dans les prochains mois. Les ventes vers les destinations lointaines ont fortement diminué pour des raisons logistiques (notamment la disponibilité de conteneurs maritimes et de transport routier).

Par contre, la consommation à domicile est renforcée et la vente de produits surgelés et de chips dans les supermarchés européens se poursuit très bien. Les ventes de pommes de terre fraîches se portent également relativement bien. Toutefois, il ne s'agit que d'une partie limitée du total des ventes, qui ne couvre pas les diminutions causées par la perte de l'exportation et de la consommation extérieure. Comme les transformateurs de pommes de terre belges veulent respecter autant que possible leurs contrats avec les producteurs, les stocks de produits finis congelés s'accumulent.

Le commerce et l'industrie de transformation mettent tout en œuvre pour maintenir autant que possible les ventes de produits finis et pour respecter pleinement les contrats conclus avec les producteurs.  Il est parfois nécessaire de convenir d'une date de livraison ultérieure, et dans ce cas la concertation entre le producteur et l'acheteur est essentielle afin de tenir compte des mesures de maintien de la qualité des pommes de terre (par exemple, la possibilité d'un traitement anti-germes supplémentaire).

Aujourd'hui, il reste beaucoup de pommes de terre libres de tout contrat chez les producteurs et elles représenteraient selon une première estimation entre 30 et 35 % des stocks résiduels. En raison de la crise actuelle, elles sont désormais pratiquement sans valeur, la pomme de terre étant un produit frais dont la durée de conservation est limitée. Comme nous sommes déjà bien avancés dans la saison de stockage et qu'il n'y a plus de marché fonctionnel, il est essentiel de trouver une solution pour toutes ces pommes de terre. La perte considérable de valeur causée par cette crise constitue un risque entrepreneurial totalement imprévisible et exceptionnel.

Plantations 2020

La plantation des pommes de terre hâtives a commencé. Si la météo le permet, la plantation de pommes de terre de conservation pourra se poursuivre dans les semaines à venir.

Les volumes contractuels ont dû être ajustés à la baisse chez plusieurs acheteurs car, pour certains marchés spécifiques (frites fraîches et réfrigérées, marché du frais), il est impossible d’estimer ce que sera la reprise des ventes et Belpotato.be veut souligner l’impact de la crise actuelle à ce niveau.  En raison des pertes de marchés dans le secteur de la transformation, les stocks de produits finis congelés et de flocons seront élevés à l’issue de la saison 2019-2020 et la saison 2020-2021 sera probablement raccourcie d'un à deux mois.

Belpotato.be reste en contact régulier avec les autorités régionales, fédérales et européennes afin de les sensibiliser en permanence aux difficultés actuelles et aux dommages subis par le secteur.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à contacter les membres de Belpotato.be : ABS, Boerenbond, FWA, FIWAP et Belgapom.

Source : Belpotato.be


20/01/2020

Départ de l'organisation de branche pour les pommes de terre en Belgique

Le secteur belge de la pomme de terre a connu une croissance énorme ces dernières années. En 1990, environ 500 000 tonnes de pommes de terre ont été transformées en frites, produits de purée, croustilles ou flocons et granulés. Entre-temps, ce volume a décuplé. La Belgique est le plus grand exportateur de pommes de terre surgelées au monde. Et les perspectives de croissance de la transformation belge restent bien réelles. La superficie de pommes de terre en Belgique a atteint 100 000 ha ces dernières années. La culture de la pomme de terre est le moteur de l'agriculture belge. La grande majorité de la filière belge de la pomme de terre - producteurs, négociants, conditionneurs et transformateurs - sont des entreprises familiales. La chaîne de la pomme de terre présente de nombreux défis. Ce n'est que par la coopération au sein de la chaîne que le secteur peut s'adapter aux besoins de l'époque et rester leader sur le marché belge et mondial. C'est pourquoi le Algemeen Boerensyndicaat (ABS), Belgapom, Boerenbond, Fiwap et la Fédération Wallonne des Agriculteurs (FWA) unissent leurs forces et créent Belpotato.be asbl, l’ organisation de branche (OB) de la culture et du commerce belge de la pomme de terre.

Le 20 janvier, l'acte fondateur de Belpotato.be a été officiellement signé à Huldenberg. La composition du directoire garantit des équilibres entre producteurs, négociants et transformateurs et entre néerlandophones et francophones. Jean-Pierre van Puymbrouck devient le premier président. Pierre Lebrun (Fiwap) et Kurt Cornelissen (PCA) reprennent le secrétariat pendant la première année de travail.

Cependant, en attendant la mise en place officielle, les membres fondateurs ont déjà établi une liste de priorités que Belpotato.be devrait aborder:

- L'objectif le plus important de l' OB est de surveiller la durabilité du secteur (écologiquement, économiquement et socialement). Belpotato.be souhaite renforcer davantage la durabilité grâce à l'innovation.

- La filière pomme de terre a d'énormes besoins de recherche et développement au vu des évolutions sociales rapides, de la complexité de la culture, des exigences strictes en tant que matière première, de l'impact sur l'environnement, des risques économiques, ... Actuellement, la recherche en Belgique est insuffisante proportionnellement à l'importance économique de la pomme de terre. Les actions existantes sont également réparties entre les différentes institutions avec un manque de cohérence ou d'échanges avec les besoins de la chaîne. Belpotato.be souhaite donc obtenir plus de ressources pour la recherche et le développement et un meilleur alignement avec les besoins réels du secteur et sa durabilité.

- La Belgique est actuellement (trop) dépendante de pays étrangers pour la fourniture de semence de pommes de terre. Ces dernières années, la qualité des semences a régulièrement causé des problèmes de germination. En cas de faible taux d’ émergence , l'impact financier peut être important pour le producteur de pommes de terre de consommation, compte tenu des obligations contractuelles de vente qu'il doit remplir. Dans ce contexte, un développement de la production belge de semences certifiées dans les variétés protégées les plus utilisées est souhaitable.

- L'association professionnelle discutera des contrats de livraison pour parvenir à des relations commerciales plus équilibrées entre le producteur et le premier acheteur;

- Les informations des marchés et les statistiques utiles seront collectées, analysées et partagées avec toute la chaîne;

- Les changements de la législation posent parfois des problèmes au secteur. Un exemple actuel est la disparition de CIPC. Les conséquences pratiques, techniques, sanitaires et financières auront après tout un impact sur l'ensemble de la filière pomme de terre. Belpotato.be est confronté à une tâche difficile pour s'assurer que la transition vers le stockage sans CIPC se déroule aussi bien que possible sans perte significative de capacité de stockage, sans perte de qualité des pommes de terre fournies et sans réduire les marges du secteur ou la compétitivité des produits finis belges à l'exportation.

- L'OB souhaite également jouer un rôle dans la détermination des conditions d'accueil et de la transparence de l'évaluation de la qualité des pommes de terre industrielles en établissant des protocoles clairs et non ambigus.

- Belpotato.be représentera également le secteur dans les structures publiques et privées dont les actions et décisions concernent directement les enjeux de la pomme de terre (technologie, économie, environnement, santé publique, commerce, social, ...).


10/01/2020

Belgapom : position par rapport à la conservation des pommes de terre de la récolte 2020

Belgapom, le négoce et la transformation belges de la pomme de terre, l’avait déjà annoncé : la conservation des pommes de terre dans l’Union européenne entame un nouveau chapitre, suite à la décision prise par la Commission européenne de ne pas renouveler l'approbation de la substance active chlorprophame. Dans ce cadre, Belgapom a formulé une position sur la manière de gérer le chlorprofame pour la récolte 2020.

Un maximum d’efforts est attendu et requis

Conformément à la décision de la Commission européenne, la limite maximale de résidus (LMR) pour la substance active chlorprophame sera de 0,01 ppm (limite de détection), à moins que le Comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et de l’alimentation animale (ScoPAFF) n'en décide autrement. Les inhibiteurs de germination à base de la substance active chlorprophame ayant été largement utilisés dans les entrepôts européens au cours des dernières décennies, il existe un risque de contamination croisée pour les pommes de terre de la récolte 2020 qui seront entreposées dans des entrepôts avec un historique de chlorprofame. C'est la raison pour laquelle le secteur européen de la pomme de terre a demandé aux autorités une augmentation temporaire de la LMR (t-LMR) pour la substance active chlorprofame. Le dossier t-LMR introduit par le CTGB néerlandais est actuellement en cours d'évaluation auprès de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Indépendamment de l’octroi éventuel d’une augmentation temporaire de la LMR, la Commission européenne s'attend à ce que le secteur européen de la pomme de terre fasse un maximum d’efforts pour nettoyer à fond les entrepôts ayant des antécédents de chlorprofame.

Clarification des règles du jeu

Compte tenu de ce qui précède, Belgapom souhaite faire la déclaration suivante :

- à partir de la récolte 2020, les pommes de terre ne peuvent plus être traitées avec des produits à base de la substance active chlorprophame et doivent être conformes à la législation en vigueur ;

- les pommes de terre entreposées en vue de leur livraison doivent provenir d'entrepôts appropriés, dans lesquels le chlorprophame n'a jamais été utilisé dans le passé ou qui ont été nettoyés pour éviter toute contamination croisée avec des produits à base de chlorprophame appliqués dans le passé ;

- les vendeurs de pommes de terre qui utilisent des entrepôts dans lesquels le chlorprofame a été utilisé dans le passé agiront en bon père de famille et feront un maximum d’efforts pour nettoyer de manière approfondie les entrepôts ainsi que leurs équipements tels que les ventilateurs, conduits d'air, convoyeurs à bande, caisses, etc. avant d’y entreposer la récolte 2020.

- les vendeurs de pommes de terre destinées à être entreposées auront, au plus tard au moment de la livraison, l'obligation d'informer le(s) acheteur(s) de l'effort fourni par rapport au nettoyage approfondi.

Bien consciente de l’ampleur de ce défi, Belgapom estime que les partenaires (européens) de la filière doivent unir leurs forces pour gérer le retrait progressif du chlorprofame. A cet égard, Belgapom se concerte également avec les organisations agricoles belges et l'organisation de la filière wallonne, dont les membres sont également confrontés aux défis de la conservation des pommes de terre sans chlorprofame. Nous espérons que cette coopération sera encore renforcée dans les mois à venir, afin que des conseils pratiques et réalisables puissent être fournis aux producteurs bien avant le début de la nouvelle campagne de conservation.


22/11/2019

Belgapom organise un évènement de la pomme de terre dans le cadre de la mission belge en Chine

Dans le cadre de la mission économique belge en Chine, présidé par la Princesse Astrid de Belgique, Belgapom a organisé un évènement pour activer une collaboration éventuelle entre le secteur de la pomme de terre belge en chinois. Evidemment la frite belge et sa culture de friterie, se trouvaient au centre du débat, mais la contribution de la part du secteur de recheche belge et chinois était aussi importante. 

Au nom de la filière belge de la pomme de terre, la présidente du Boerenbond Sonja De Becker, a invité une délégation chinoise pour une visite à Interpom 2020, la plus grande foire de la pomme de terre indoor au monde. Dans ce cadre des rencontres avec des centres de recherche comme Inagro, PCA, VITO, ILVO, VIB e.a. sont prévues, ainsi que des visites d'entreprise de producteurs de machines et d'autres produits. 

Steven Krekels du VITO remote sensing a captivé le public avec sa présentation de l'instrument WatchITgrow, qui fait une liaison d'images de satellite avec des données concernant le sol, la culture, le climat e.a. pour offrir aux producteurs un avis online sur le niveau de la parcelle.

Le Ministère chinois de l'agriculture et des affaires rurales (MARA) et l'Académie des sciences agricoles (CAAS) ont invité le secteur belge de la pomme de terre à participer à la foire "China Potato Expo" en juin 2020, une invitation qui a été acceptée par Belgapom. Le CIP Chine, le centre de la pomme de terre international, a également été concerné. 

Romain Cools, secrétaire général de Belgapom, a annoncé que le VLAM, l'APAQ-W et 5 transformateurs belges prendront différentes initiatives de promotion dans les 3 années à venir en Chine, au Japon, en Corée du Sud et au Singapore. Ce projet sera soutenu par la Commission européenne.

Finalement, après un évènement réussi le Ministre Président flamand Jan Jambon a montré après ses paroles de clôture qu'il est un grand amateur des frites belges. 

Voyez aussi le rapport du VRTNWS.


11/10/2019

La conservation des pommes de terre… la campagne 2020-2021 annonce le début d’une nouvelle ère !

La Commission européenne a récemment décidé de ne pas renouveler l’autorisation du célèbre chlorprophame (CIPC) sur la base d'un rapport publié sur le site internet de l'EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments).

Heureusement, Belgapom, l’association représentant le négoce et la transformation de la pomme de terre, a investi il y a quelques années dans le projet RESKIA avec la coopération de ses affiliés et en collaboration avec Flanders' Food (le pôle de compétitivité flamand pour l'industrie alimentaire), afin d’analyser des alternatives au CIPC pour la conservation des variétés produites en Belgique pour le secteur du frais ainsi que pour la transformation.

Les résultats de cette recherche peuvent être consultés sur le site internet https://www.flandersfood.com/projecten/reskia.

Cela signifie que le CIPC ne pourra plus être utilisé pour le stockage des pommes de terre au-delà de la campagne 2019-2020. A partir du 1er juillet 2020, l'utilisation du CIPC ne sera plus autorisée dans notre pays (ni pour les pommes terre, ni comme herbicide pour les oignons) ! La date limite pour l'utilisation du CIPC varie en fonction de l’Etat membre mais le chlorprophame sera interdit dans l’ensemble de l'Union européenne à partir du 8 octobre.

Le CIPC sera INTERDIT à partir de la campagne 2020-2021 !

La conservation des pommes de terre de consommation entrera dans une nouvelle ère à partir de la prochaine campagne de stockage (récolte 2020). Vu l'interdiction du chlorprophame, il ne sera plus possible pour le négoce et l'industrie de la transformation d'acheter des pommes de terre de la récolte 2020 traitées au chlorprophame. Il est par conséquent vivement conseillé aux producteurs de ne plus traiter la récolte 2020 au chlorprophame.

La transition vers le nouveau régime de conservation place le secteur devant de nombreux défis, allant de l’inhibition de germination efficace à l'aide de produits alternatifs au nettoyage approfondi des cellules de stockage qui ont un historique de chlorprophame.

En collaboration avec les fédérations nationales de six pays, l'EUPPA, la fédération européenne de la transformation de la pomme de terre, a mis en place une série d'initiatives, par exemple par rapport au nettoyage efficace des cellules de stockage. Pour notre pays, cette action est gérée par Belgapom en collaboration avec les entreprises affiliées du secteur de la transformation.

Les résultats des recherches seront partagés avec la Commission européenne en vue de la détermination d'une LMR temporaire, un instrument indispensable pour éviter toute calamité due à une contamination historique. Le dépassement éventuel de la limite de détection risquerait en effet d’entraîner la destruction de l'ensemble du lot de conservation. Une teneur maximale temporaire en résidus (LMRt) est par conséquent cruciale.

Il est important de planifier dès maintenant le nettoyage des anciens entrepôts pendant la saison intermédiaire 2020

Belgapom s'engage à coopérer avec tous les partenaires de la filière de la pomme de terre afin d'informer les producteurs sur les bonnes pratiques par rapport à l'utilisation de produits alternatifs et aux procédures de nettoyage des entrepôts.

Dans de nombreux cas, les producteurs devront investir dans de nouvelles technologies en vue de l’application de produits alternatifs autorisés. Sur proposition de Belgapom, les autorités flamandes ont mis des ressources supplémentaires à la disposition des producteurs via le VLIF.

Il est indéniable que tous les entrepôts de stockage, ainsi que les moyens de transport, devront être soigneusement nettoyés afin d'éviter la contamination croisée des pommes de terre dans les années à venir.

Il est en outre fort probable que la demande de nettoyage industriel des entrepôts de stockage augmente de manière exponentielle au cours de la saison intermédiaire en 2020, tant dans notre pays que dans l’ensemble de l'UE. Il est dès lors fortement conseillé de prendre les dispositions nécessaires en temps utile.


29/03/2019

Le secteur de la transformation de la pomme de terre a connu une croissance record en 2018 et a dépassé le cap des 5 millions de tonnes de pommes de t

En 2019, le secteur fait toutefois face à de gros défis à la suite de la mauvaise récolte de la saison 2018 – 2019.

Belgapom, le négoce et la transformation belge de la pomme de terre, peut annoncer pour 2018 avoir dépassé le cap des 5 millions de tonnes de pommes de terre transformées.  Il s’agit d’un nouveau record absolu et le fait qu’il s’agisse de la plus forte augmentation annuelle depuis les années ‘90 est plus frappant encore.  Petit rappel : en 1990, quelque 500.000 tonnes de pommes de terre étaient transformées en frites, produits de purée, chips ou encore flocons ou granulats.  28 ans plus tard, le secteur peut se targuer d’une augmentation de 1.000 %.  Ainsi, la Belgique est-elle devenue le plus gros exportateur au monde  de pommes de terre surgelées et ce, dans plus de 150 pays.  Le terme ‘Belgian fries’ est devenu partie intégrante de l’image internationale alimentaire de notre pays, avec son chocolat, ses bières et ses frites.  Précisons que toute la chaîne belge de la pomme de terre a contribué à cette croissance : outre les producteurs, pour qui la culture de la pomme de terre est devenue la principale source de revenus, les prestataires de services et fournisseurs de machines ont également connu une croissance frappante.  Ils deviennent ainsi des acteurs mondiaux dans le secteur de l’innovation des produits et de la technologie.

La consommation de la pomme de terre en tant que matière première a augmenté en 2018 de 11,6 %.  C’est de loin la plus forte croissance dans l’histoire de cette branche encore relativement jeune de l’industrie alimentaire belge.

La croissance de l’emploi et des investissements constituent la base d’une croissance durable.

Le secteur continue d’investir dans l’avenir, tant dans le domaine  de la quantité que de la qualité, avec toutefois en fil rouge de cette approche, le caractère durable de la filière.  En effet, des efforts sont fournis en termes de culture durable de la pomme de terre, de production respectueuse de l’environnement et de logistique.

L’emploi a également connu une croissance remarquable de 8 % par rapport à 2017. A l’heure actuelle, 4762 ouvriers et employés travaillent dans ce secteur pourtant fortement automatisé.

La transformation de la pomme de terre belge connaît également une ‘croissance durable’, sachant qu’avec quasi 311 millions d’euros en 2018, un nouveau record en matière d’investissements a été franchi.

Les raisons de cette évolution étonnante résident en premier lieu dans une demande toujours à la hausse pour les produits de pomme de terre sur les marchés mondiaux. La classe moyenne toujours plus importante en Asie et en Amérique latine stimule la demande à l’encontre de produits alimentaires finis, dont font bien entendu partie les frites belges.

L’industrie de la transformation de la pomme de terre est située au cœur de la zone agricole européenne et peut bénéficier d’opérateurs de plus en plus professionnels et d’un réseau logistique unique toujours plus professionnel et proche des principaux ports mondiaux.

Par ailleurs, le secteur belge de la pomme de terre a pu compter durant la deuxième moitié de la saison 2017-2018 sur une importante offre de pommes de terre, suite à une récolte record.  En dépit des mauvais résultats de la récolte 2018-2019 faisant suite à une sécheresse exceptionnelle et aux importantes vagues de chaleur, l’offre de pommes de terre a été élevée dans la deuxième moitié de 2018.  Voyant que beaucoup rencontraient des problèmes de conservation, il a été décidé – en concertation avec les cultivateurs – de les transformer au cours de l’automne 2018.

Précisons que les entreprises belges de transformation de la pomme de terre ont également investi dans la promotion et le développement de leur réseau commercial.  Citons en guise d’illustration la campagne en Asie du Sud-Est en collaboration avec le VLAM et l’APAQ-W et la Commission européenne qui a ainsi permis de renforcer la notoriété des ‘Belgian fries, from the heart of Europe’ dans cette partie du monde.

Pas un long fleuve tranquille.

La longue sécheresse et les températures élevées durant la saison 2018 -2019 ont toutefois fait de gros dégâts dans la chaîne belge de la pomme de terre. Non seulement les faibles résultats de la récolte 2018 auront probablement un gros impact sur les résultats d’exploitation des opérateurs, mais par ailleurs la confiance accumulée pendant des années dans ce secteur de PME familiales pourrait se voir ébranlée.

Les organisations agricoles et Belgapom ont stimulé autant que possible le dialogue entre les exploitations concernées dans le cadre de l’exécution des contrats et misent également sur la réalisation d’une organisation sectorielle de la pomme de terre qui permettrait de mettre en place une concertation structurée.

Le négoce et l’industrie ont ainsi adapté leurs exigences en matière de qualité en vue de remédier à une partie des problèmes, avec toutefois en guise de résultat, des frites plus courtes.  Les prix élevés sur les marchés ont entrainé une augmentation des produits finis, ce qui n’a pas influencé favorablement notre position concurrentielle par rapport à d’autres pays de production.

Ajoutons que l’industrie belge et européenne a remué ciel et terre en vue de convaincre la Commission européenne de mettre un terme aux mesures antidumping injustes de certains pays.  Non seulement cela porte préjudice aux entreprises concernées, mais elles donnent injustement une image négative à ce secteur dynamique, qui a su se développer comme un acteur mondial sans recourir systématiquement aux aides publiques.

Les conditions difficiles de la saison 2018-2019 ont également une influence sur l’offre et la qualité des plants, ce qui pourra potentiellement impacter la saison prochaine.

Enfin, le secteur attend avec une grande incertitude la prochaine décision de la Commission européenne consistant à ne plus autoriser l’inhibiteur de germination CIPC.  Ce produit est depuis toujours utilisé mais de récentes études engendreront probablement le retrait de son autorisation.  Fort heureusement, le secteur a pris l’initiative du projet de recherche Reskia (anti-germe pauvre en résidus) en collaboration avec Flanders Food en vue d’étudier l’utilisation de produits alternatifs.  Il convient toutefois de s’adapter dans la pratique et le secteur sera confronté à de gros investissements dans la conservation de la pomme de terre.

Belgapom appelle les autorités flamandes et wallonnes à soutenir et encadrer les producteurs dans ce cadre.

Enfin, le secteur attend de l’Europe toute sa collaboration en vue de trouver une solution face aux risques découlant d’une contamination historique des hangars de stockage.

Conseil de culture online via WatchITgrow.

Face à cette croissance durable du secteur, Belgapom et ses entreprises souhaitent accorder tout leur soutien à la plateforme WatchITgrow de VITO.  Cet instrument qui a recours aux données satellite et à de nombreuses sources d’information est le successeur du projet Belspo Ipot mis sur pied par Belgapom.

Belgapom a appelé ses membres à ce que les producteurs qui, dans le cadre de leur contrat 2019, encodent leurs parcelles via WatchITgrow et y ajoutent les données de cultures utiles, reçoivent une prime à cet égard.

Ces données sont utilisées par VITO en vue de formuler un avis de culture AI (artificial intelligence).  Les cultivateurs pourront durant les deux prochaines années utiliser gratuitement les avis de culture en ligne établis année après année.  Ensuite, cet avis sera payant, mais sera accompagné de différents conseils et d’avertissements.

Les accès au modèle de prévision de récolte sont limités au producteur – qui peut ensuite les partager avec ses clients pour autant qu’il le souhaite.  Il importe de souligner que VITO est la seule partie qui a accès à ces données.


01/03/2019

Belgapom, Boerenbond et VITO unissent leurs forces pour une culture durable de la pomme de terre

Le 28 février 2019, Boerenbond - Belgapom et VITO ont uni leurs forces pour renforcer la position de leader de la Belgique dans le secteur de la culture et de la transformation de la pomme de terre grâce au développement de la plate-forme WatchITgrow.

WatchITgrow est une plateforme collaborative belge pour la surveillance numérique des champs de pommes de terre utilisant différentes sources de données. Les données des images satellites constituant la base, sont complétées par des données météorologiques, des données pédologiques, des données IoT et des données opérationnelles sur les pratiques culturales fournies par l'agriculteur.

L'objectif à long terme de cette plateforme belge est d'améliorer les rendements des agriculteurs et de parvenir à une culture plus durable. En cartographiant autant que possible tout ce qui se passe sur et à côté d’un champ et en analysant ces données au moyen d’analyses de type « big data »  et d’algorithmes d'apprentissage automatique (machine learning), nous pouvons fournir des conseils automatisés à long terme aux agriculteurs.

Dans une première phase, l’accent sera mis sur la collecte de toutes les données relatives aux cultures sur une seule plateforme centrale et indépendante, gérée par VITO, avec des garanties en matière de confidentialité, de sécurité et d’accès aux données.

Les utilisateurs actifs de WatchITGrow qui envoient leurs fiches parcellaires par voie numérique reçoivent un bonus financier de minimum 250 euros et maximum de 750 euros de leur acheteur. Cela signifie que les acheteurs souhaitent non seulement encourager les agriculteurs à travailler de manière plus numérique, mais aussi à les récompenser pour leurs efforts.

Outre une contribution financière pour le développement de la plate-forme WatchITgrow sur le marché belge, Boerenbond et Belgapom encourageront activement l'utilisation de l'application dans l'ensemble du secteur de la pomme de terre.

www.watchitgrow.be

 


27/02/2019

Belgapom présente son ambassadeur de la frite belge, James Bint, à Mexico durant sa mission économique.

Lors de la mission économique présidée par son Altesse, la Princesse Astrid, le secteur belge de la pomme de terre a également pris une place importante parmi la délégation belge du secteur alimentaire, présente sous le drapeau ‘Food.be, small country, great food’.

Une croissance rapide des exportations de frites surgelées belges vers le Mexique

La Belgique, déjà principal exportateur de pommes de terre surgelées au monde, voit également ses exportations augmenter à vue d’œil vers le Mexique.  Elle devient ainsi le troisième importateur de frites surgelées sur ce marché traditionnellement orienté vers l’Amérique du Nord.  L’an dernier, les exportations de notre pays ont ainsi augmenté de 282 % pour atteindre les 10.000 tonnes.

C’est ainsi que les entreprises belges veulent davantage investir dans ce marché en croissance, sachant que l’accord NAFTA entre les USA, le Canada et le Mexique sera remplacé début 2020 par l’accord USMCA et que son impact sur les relations commerciales entre les États-Unis et le Mexique est encore imprécis.

Belgapom étudie également les possibilités au plan phytosanitaire afin d’éventuellement faciliter les exportations de pommes de terre fraîches au Mexique. Ce pays ne produit en effet que 65 % de ses besoins en la matière.

Un événement presse Belgapom couronné de succès

Lors d’un événement presse très couru, organisé en collaboration avec FIT et présenté par l’Ambassadeur au Mexique, M. Antoine Evrard, M. Philippe Muyters, Ministre de l’Economie de la Région Flamande a mis l’accent sur la riche tradition de la pomme de terre belge et flamande, ainsi que sur la collaboration et les efforts permanents dans le domaine en termes d’innovation.

Il a illustré cela en mettant en lumière la collaboration de Belgapom avec les entreprises fer de lance de Flanders Food, où de nombreux projets novateurs sont lancés.  Différents projets sont par ailleurs également menés avec son équivalent wallon Wagralim. Le secteur croit en l’intelligence artificielle comme le démontre le projet WatchITgrow de VITO. Outre le suivi des parcelles de pommes de terre par photographies par satellites, l’ambition est de développer dans les années à venir  des conseils de culture en ligne grâce à une base de données qui pourra intégrer tous les nouveaux modèles de gestion des maladies. Cela devrait permettre une culture durable de la pomme de terre en Belgique, située au centre de la zone de culture européenne.

La nouvelle usine pilote de Courtrai créée dans le cadre du projet Interreg Veg-I-Tec a également pour but de favoriser et stimuler l’innovation des processus dans le secteur de la transformation des pommes de terre et des légumes.

James Bint, l’ambassadeur de la culture de la friterie belge également au Mexique.

Enfin, le secrétaire de Belgapom, Romain Cools, a donné un aperçu de la chaîne de la pomme de terre en mettant en exergue la culture typiquement belge de la baraque à frites.  Cette authenticité, reconnue par ailleurs comme patrimoine national immatériel, constitue avec la dynamique de l’ensemble de la chaîne de la pomme de terre la base de ce secteur unique.  Les entreprises de transformation de la pomme de terre veulent donner aux consommateurs mexicains la possibilité d’enrichir leur large gamme de streetfood avec les vraies ‘papas fritas belgas’.

Une vingtaine de journalistes alimentaires et bloggeurs ont ainsi relevé le défi et ont dégusté avec les autres invités les délicieuses frites servies dans le cornet typiquement belge, accompagnées d’une sauce mexicaine chipotle. Le tout était accompagné d’une bière belge bien fraîche et la dégustation s’est terminée sur quelques suaves pralines belges.  L’ambassadeur belge de la culture du fritkot, James Bint, a pu voir que chacun s’est régalé.

Les frites belges étaient également présentes au ‘Sabores de Bélgica’, organisé par l’AWEX, le secteur belge du secteur alimentaire et où les entreprises Agristo et Mydibel étaient présentes. Impossible bien évidemment de ne pas terminer cette réception couronnée de succès dans le cadre historique du Colegio de San Ildefonso dans le centre historique de la ville de Mexico sans un cornet de frites et un selfie avec James Bint.


28/12/2018

Imagine a world without potatoes

Le centre international de la pomme de terre CIP a lancé lors du Congrès mondial de la pomme de terre 2018 à Cuzco Pérou l'idée d'une campagne mondiale de promotion pour la pomme de terre avec comme slogan : 'Imagine a world without potatoes'.

Tout le monde actif d'une façon ou une autre dans le secteur de la pomme de terre peut y participer : entre 2019 et 2020 le monde entier se posera la question si on pourrait s'imaginer 'un monde sans pommes de terre'. 

Les membres PME de Belgapom peuvent s'enregistrer dans cette campagne via leur association. Les grandes entreprises peuvent se diriger directement au CIP.

N'hésitez plus et participez ! Nous sommes convaincus que vous ne pouvez pas vous imaginer un monde sans pommes de terre ?

Des infos supplémentaires dans cette brochure.


28/08/2018

Le Congrès Mondial de la Pomme de terre : un atout supplémentaire pour les paysans des Andes et Trias

Au printemps dernier, Trias a attiré l’attention au Congrès Mondial de la Pomme de terre au Pérou. Les contacts réalisés lors de cet événement avec divers partenaires portent leurs fruits.

Le Congrès Mondial de la Pomme de terre réunit tous les trois ans mille chercheurs et professionnels de la pomme de terre du monde entier. Le président du congrès, Romain Cools, prévoyais pour l’édition de cette année, une présentation des projets que Trias exécute en collaboration avec un certain nombre d’organisations agricoles locales dans les Andes, le berceau de la pomme de terre.

Générateur pour chambre froide

'Au cours de cet événement, nous sommes tombés sur pas mal de gens intéressants,' dit Lieve Van Elsen, directeur régional de Trias Andes. 'Prenez par exemple les vendeurs de semences et de fertilisants. Avant, ces entreprises ne s’intéressaient pas aux petits paysans de Conpapa ou Coopagros. Cependant, lors du Congrès mondial de la Pomme de terre, ils ont découvert le potentiel de ces organisations de paysans et de leurs membres. Ce qui est intéressant pour les paysans parce que les entreprises prêtent également de l’assistance technique.'

Remarquons d’ailleurs que les gouvernements andins ont ouvert les yeux. Le gouvernement péruvien était tellement impressionné par la nouvelle chambre froide des cultivateurs de pommes de terre de Coopagros qu’il a immédiatement mis un générateur à leur disposition afin d’en assurer l’approvisionnement en électricité. La chambre froide est à présent opérationnelle, mais il reste à travailler sur la qualité des pommes de terre lyophilisées. À ces fins, Trias développe une collaboration avec l’ILVO, la Hogeschool Gent (Haute Ecole de Gand), l’Université d’Andahuaylas et le Centre international pour la pomme de terre au Pérou.

500.000 dollars

Le ministre équatorien de l’Agriculture Rúben Flores a présenté ses ambitieux projets après le Congrès mondial de la Pomme de terre. 'Nous avons eu l’occasion de parler au ministre,' dit Van Elsen, qui est enthousiaste à propos des 500.000 dollars que le ministre vient d’allouer au secteur de la pomme de terre en Equateur.

Le directeur régional explique que : ‘Les investissements faits en faveur du partage d’informations avec les exploitations, du contrôle de la qualité des semences et de la construction de nouveaux dépôts pour leur conservation donneront un coup de pouce supplémentaire à la culture de pommes de terre en Equateur. Le dépôt de Conpapa fait état de modèle: il a été bâti il y a quelques années avec le soutien de Trias Andes et de nos partenaires flamands. En outre, les autorités équatoriennes subventionneront l’usine de chips d’Agropapa, une autre organisation agricole collaborant avec Trias.'

Coalition flamande

Les partenaires flamands de Trias Andes ne restent pas les bras croisés. Dans le cadre de sa maîtrise en électromécanique, Siebe Moeyaert travaille aujourd’hui en Equateur, au design d’un module de pesage et d’empaquetage pour les cultivateurs de pommes de terre de Conpapa. Ce module sera relié à l’installation de lavage et de triage construite il y a deux ans avec le soutien du Boerenbond, de Belgapom et de l’Institut Technique Libre VTI de Torhout. Le design de ce nouveau module servira de base aux dessins détaillés que les élèves du VTI réaliseront cet automne pour leur examen intégré.

Trias s’est efforcé ces dernières dix années de renforcer la coalition flamande qui oeuvre pour les pommes de terre de la Cordillère des Andes. Belgapom a rejoint le groupe en 2008, dans le cadre de l’Année Internationale de la Pomme de Terre . Plus tard, d’autres partenaires tels que le Rotary, le VTI, l’Institut Libre pour Agriculture et Horticulture VLTI, l’Institut pour la Recherche en Agriculture et Pêche ILVO et la province de Flandre-Occidentale se sont joints à ce partenariat.

Même si le Pérou et l’Équateur sont actuellement des pays à revenus moyens, les millions de familles de paysans des Andes ont encore des difficultés à atteindre un niveau de vie que nous considérons 'normal'. Leurs villages sont, dans la plupart des cas, isolés et loin des services de base de qualité en matière de santé et d’enseignement. En termes de valeur productive, l’exploitation minière serait le secteur principal, mais c’est l’agriculture qui assure les emplois. Les faibles revenus et l’infrastructure déficiente poussent de nombreux jeunes à quitter la campagne.


10/08/2018

Belgapom et l’Agrofront se sont concertés sur les problèmes du secteur de la pomme de terre

L’Agrofront (ABS/BB/FWA) et Belgapom se sont concertés aujourd’hui sur la situation dans le secteur de la pomme de terre. Les conditions météorologiques exceptionnelles de 2018 ont créé  des problèmes sur le terrain. Le printemps très humide a d’abord retardé les plantations par rapport aux dates habituelles. La période de sécheresse et de chaleur extrêmes qui a suivi a occasionné, quant à elle, des dégâts importants et imprévisibles au niveau du potentiel de récolte ainsi que des pertes possibles de qualité. Les interdictions d’arrosage des pommes de terre ont en outre empêché les producteurs de pouvoir limiter les dégâts.

En ce qui concerne les pommes de terre primeurs, on constate des pertes élevées à la récolte, résultant de faibles calibres et de tubercules plus petits. Les membres de Belgapom reconnaissent ce problème et ont adaptés leurs exigences de qualité en conséquence.

Pour les pommes de terre de conservation, la situation n’est pas encore très précise ; la pluie de ces derniers jours pourrait permettre des repousses mais les pertes de rendement pourront néanmoins être importantes. La situation varie selon la région et la variété, ce qui est confirmé par les observations du PCA (Flandre) et de la FIWAP (Wallonie). C’est pourquoi la situation de ces pommes de terre sera à nouveau évaluée dans la seconde moitié de septembre et fera l’objet d’une nouvelle concertation interprofessionnelle.

Les conditions météorologiques extrêmes de 2018 sont reconnues tant par l’Agrofront que par Belgapom comme une situation exceptionnelle et imprévisible. Dès lors, Belgapom insiste auprès de ses membres pour qu’ils puissent se concerter individuellement avec les producteurs qui ne pourront respecter leurs obligations contractuelles. Une solution uniforme n’étant pas possible, il s’agira pour chaque cas de rechercher une solution durable qui garantira la prise en compte des intérêts des deux parties.

Une approche globale de ces questions est en outre envisagée pour le long terme. L’organisation de branche de la  pomme de terre, dont la création est prévue en novembre prochain à Interpom, devra jouer un rôle important dans ce cadre.

Source : Belgapom/Boerenbond/FWA/ABS


07/07/2018

Marc Van Herreweghe devient président de Belgapom

L'assemblée générale de Belgapom, qui représente le négoce et la transformation belges de la pomme de terre, a désigné Marc Van Herreweghe comme président général. Il succède à Marc Seru qui, après deux mandats de trois ans, n'était plus éligible.

Marc Van Herreweghe est le CEO de l'entreprise familiale de transformation de pommes de terre Mydibel à Mouscron.
Il a débuté sa carrière internationale chez British American Tobacco, l'une des plus grandes multinationales au monde, qui compte 44 usines dans 42 pays. Son parcours chez BAT est impressionnant : il a gravi tous les échelons pour devenir Group Head of Manufacturing, responsable de toutes les usines du groupe. Son expertise comprend les thèmes People Leadership, Business Integration & Transformation, Operational Excellence, Industry 4.0 et Mergers & Acquisitions.

Il a ensuite travaillé en tant que consultant pour différentes sociétés internationales, notamment en tant que vice-président associé d'IDC (International Data Corporation), leader mondial en matière de connaissance du marché, de services consultatifs et de recherche. Il siège également dans plusieurs conseils d'administration.
Marc Van Herreweghe est également président du bureau de la section transformation chez Belgapom depuis le début de l'année.

Dans son discours de remerciement, il a souligné la nécessité pour le secteur belge de la pomme de terre, caractérisé par sa croissance rapide, d'utiliser les moyens technologiques disponibles pour créer une meilleure coordination à travers l’ensemble de la filière de la pomme de terre. Il estime que tous les acteurs de la filière en bénéficieront.

Plus que jamais, le secteur de la pomme de terre doit défendre ses intérêts : le sol et le climat de notre pays conviennent parfaitement à la culture de la pomme de terre. Le secteur de la transformation de la pomme de terre étant devenu un acteur industriel de premier plan au sein du secteur agroalimentaire global, les nouveaux défis auxquels nous sommes désormais confrontés sont nombreux. Pensons aux effets du changement climatique, à la pression croissante provenant des ravageurs et maladies, à la disponibilité de la main d’œuvre, sans oublier la demande d’une production de plus en plus durable, la pression sur l'utilisation des produits phytopharmaceutiques et la montée du protectionnisme, qui constitue un défi majeur pour le commerce mondial.

Il appartient à Belgapom d’affronter ces défis en concertation avec sa filière, par le biais d’une coopération efficace avec nos organisations nationales et européennes. Le nouveau président de Belgapom a également souligné le rôle de l'organisation interprofessionnelle de la pomme de terre qui sera mise en place dans notre pays.

Nouveau conseil d’administration

Outre le président, les nouveaux membres du conseil d'administration ont également été élus. La section négoce sera dorénavant représentée par Marc Bauden, Ben Muyshondt, Bart Nemegheer, Marc Seru, Rik Tanghe et Heike Valcke.
La section transformation sera représentée par Jan Clarebout, Yves De Vinck, Dirk Desloovere, Wim Lannoey, Carlo Mylle et Hannelore Raes.
Le mandat du conseil d’administration se termine en 2021.

Evénement de la FVPhouse consacré à la technologie de la télédétection et de la blockchain

L'assemblée générale de Belgapom était suivie d’un événement organisé par la FVPhouse (composée de Belgapom, Fresh Trade Belgium et Vegebe) en collaboration avec VITO sur le thème de la télédétection et du big data, dont WatchITgrow est un exemple dans le secteur de la pomme de terre. Bart Deronde de VITO a démontré que le suivi par télédétection de la culture des pommes de terre, fruits et légumes représente un potentiel pour tous les acteurs de la filière.

Walter Stiers a ensuite présenté, à l’aide de plusieurs exemples, les possibilités de la technologie blockchain pour le fonctionnement de la chaîne de valeur. Tant la télédétection que la blockchain peuvent être un outil important pour permettre une assurance efficace.

 


16/03/2018

Les investissements records dans la transformation belge de la pomme de terre se confirment en 2017:nouvelle hausse des chiffres de production

A l’instar de 2016, l’année 2017 s’avère à nouveau une année record pour la transformation belge de la pomme de terre. Telle est la conclusion de Belgapom, qui représente le négoce et la transformation belges de la pomme de terre.

Depuis quelques années, le secteur belge de la pomme de terre est l’un des secteurs à enregistrer la plus forte croissance au sein de l’industrie alimentaire. Grâce aux investissements importants au niveau de la capacité et de la qualité, cette tendance s’est poursuivie en 2017. L’année dernière, les entreprises ont transformé 4,75 millions de tonnes (+3,6%) en frites, chips, croquettes, flocons, granulats et autres produits à base de pommes de terre.

Les produits autres que les frites (les chips, croquettes, purées, flocons, …) ont connu une hausse exceptionnelle en 2017 en passant de 468.513 tonnes à 690.159 tonnes (+ 47,5%).

La part des frites surgelées et réfrigérées est passée de 1,91 million de tonnes à 1,99 millions de tonnes (+ 4,3%), tandis que la part des frites réfrigérées a enregistré une baisse de 3,5%.

Pour la saison 2017-2018 les statistiques belges montrent une récolte record de 5,11 millions tonnes de pommes de terre. Ce chiffre est le résultat d’une croissance dans les surfaces plantées, les choix de variétés et les conditions climatologiques favorables Les chiffres publiés par Belgapom concernent l’année calendrier 2017, qui couvre deux campagnes (2016-2017 et 2017-2018).

L’optimisme du secteur est encore renforcé par le fait qu’en 2017 le secteur de la transformation de la pomme de terre a connu à nouveau des investissements records, qui égalent plus ou moins le montant de 305 millions de l’année précédente (-1,3%). Ceci résulte aussi dans une hausse de l’emploi de 7,1% (4.410 unités).

Selon les dernières statistiques, la Belgique reste le premier exportateur de pommes de terre surgelées (2,2 millions de tonnes en 2017). Les exportations vers les pays tiers continuent également à croître.

Promotion …

A la veille de la fête nationale en 2017, la ‘culture du fritkot’ a été reconnue comme patrimoine culturel immatériel par toutes les autorités compétentes belges.

A cette occasion, le Prince Laurent de Belgique a accordé ‘le mandat d’ambassadeur de la culture belge du fritkot à l’étranger’ à James Bint, le célèbre personnage de de dessin animé, disposant d’une ‘licence to fry’, par analogie avec son homonyme ‘James Bond’.

Le personnage de James Bint était le visage de la campagne de promotion ‘Belgian fries, from the heart of Europe’ menée dans l’Asie du Sud-Est. Par le biais de participations à des salons professionnels et à des événements de presse, les producteurs de frites belges font la promotion de l’authenticité et de la qualité des frites belges sur ce marché en forte croissance constitué par 557 millions de consommateurs. Actuellement, les produits à base de pommes de terre vendus au Vietnam, en Indonésie, aux Philippines, en Malaisie et en Thaïlande proviennent principalement de l’Amérique du Nord.

La campagne est menée par le VLAM en collaboration avec l’APAQ-W, FIT et AWEX, avec le soutien de la Commission européenne. Elle se poursuit également en 2018 et 2019. Des actions sont prévues à Singapour, à Manille, au Bangkok, à Hanoi et à Ho-Chi-Minh-Ville.

La semaine du 9 au 15 mai, le Central World Bangkok – un des plus grands centres commerciaux au monde – sera placé sous le signe des ‘real Belgian fries’. Une semaine durant le public pourra déguster des frites belges. Pendant le week-end du 11 au 13 mai, le célèbre frituriste Eddy Cooremans préparera des frites belges sur place. James Bint animera l’événement en personne à l’aide de phylactères. Cette action sera couplée aux réseaux sociaux et à des événements B2B tels que le salon Thaifex.

… et menace de protectionnisme

Une nouvelle menace pointe toutefois le bout du nez de l’autre côté de la planète : les frites belges (et européennes) sont visées par des réflexes protectionnistes qui menacent le commerce international.

Après la prise de mesures antidumping injustifiées par les autorités brésiliennes – la plainte juridique introduite à cet égard par les entreprises européennes est toujours en cours –, une décision sera bientôt prise par les autorités colombiennes concernant un cas similaire. Même si le dossier semble peu fondé (ce qui est également confirmé par la Commission européenne), une décision négative risque d’entraîner des mesures injustifiées. Malheureusement, ces dossiers ont inspiré d’autres pays sud-américains à faire appel à cette même procédure, même si rien ne peut les justifier.

Belgapom et sa fédération européenne EUPPA ont insisté auprès de la Commission européenne de renforcer la pression afin de mettre fin à ces pratiques, qui semble en outre s’accompagner de falsifications du dossier en cours de route.

Croissance durable

Les secteur belge de la pomme de terre a clairement choisi la fuite en avant afin d’assurer la production nationale durable en formant des alliances au travers de l’Organisation de branche de la pomme de terre, dont la création est prévue lors du salon Interpom Primeurs (du 25 au 27 novembre 2018). Belgapom offre également son soutien à des projets de collaboration internationale par rapport à la culture de la pomme de terre dans les pays émergents, notamment – en partenariat avec entre autres l’ILVO, le VTI, le VLTI et le Rotary de Torhout – au projet Coalición Chuño de l’organisation TRIAS au Pérou, visant la construction de la première usine « Chuño » artisanale au monde. Il s’agit d’une technique ancestrale de lyophilisation des pommes de terre. Ce projet sera dévoilé au monde entier en sa qualité d’exemple d’aide au développement au travers des pommes de terre au Congrès mondiale de la pomme de terre qui se tiendra du 27 au 31 mai 2018 à Cuzco Pérou.