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29/03/2019

Le secteur de la transformation de la pomme de terre a connu une croissance record en 2018 et a dépassé le cap des 5 millions de tonnes de pommes de t

En 2019, le secteur fait toutefois face à de gros défis à la suite de la mauvaise récolte de la saison 2018 – 2019.

Belgapom, le négoce et la transformation belge de la pomme de terre, peut annoncer pour 2018 avoir dépassé le cap des 5 millions de tonnes de pommes de terre transformées.  Il s’agit d’un nouveau record absolu et le fait qu’il s’agisse de la plus forte augmentation annuelle depuis les années ‘90 est plus frappant encore.  Petit rappel : en 1990, quelque 500.000 tonnes de pommes de terre étaient transformées en frites, produits de purée, chips ou encore flocons ou granulats.  28 ans plus tard, le secteur peut se targuer d’une augmentation de 1.000 %.  Ainsi, la Belgique est-elle devenue le plus gros exportateur au monde  de pommes de terre surgelées et ce, dans plus de 150 pays.  Le terme ‘Belgian fries’ est devenu partie intégrante de l’image internationale alimentaire de notre pays, avec son chocolat, ses bières et ses frites.  Précisons que toute la chaîne belge de la pomme de terre a contribué à cette croissance : outre les producteurs, pour qui la culture de la pomme de terre est devenue la principale source de revenus, les prestataires de services et fournisseurs de machines ont également connu une croissance frappante.  Ils deviennent ainsi des acteurs mondiaux dans le secteur de l’innovation des produits et de la technologie.

La consommation de la pomme de terre en tant que matière première a augmenté en 2018 de 11,6 %.  C’est de loin la plus forte croissance dans l’histoire de cette branche encore relativement jeune de l’industrie alimentaire belge.

La croissance de l’emploi et des investissements constituent la base d’une croissance durable.

Le secteur continue d’investir dans l’avenir, tant dans le domaine  de la quantité que de la qualité, avec toutefois en fil rouge de cette approche, le caractère durable de la filière.  En effet, des efforts sont fournis en termes de culture durable de la pomme de terre, de production respectueuse de l’environnement et de logistique.

L’emploi a également connu une croissance remarquable de 8 % par rapport à 2017. A l’heure actuelle, 4762 ouvriers et employés travaillent dans ce secteur pourtant fortement automatisé.

La transformation de la pomme de terre belge connaît également une ‘croissance durable’, sachant qu’avec quasi 311 millions d’euros en 2018, un nouveau record en matière d’investissements a été franchi.

Les raisons de cette évolution étonnante résident en premier lieu dans une demande toujours à la hausse pour les produits de pomme de terre sur les marchés mondiaux. La classe moyenne toujours plus importante en Asie et en Amérique latine stimule la demande à l’encontre de produits alimentaires finis, dont font bien entendu partie les frites belges.

L’industrie de la transformation de la pomme de terre est située au cœur de la zone agricole européenne et peut bénéficier d’opérateurs de plus en plus professionnels et d’un réseau logistique unique toujours plus professionnel et proche des principaux ports mondiaux.

Par ailleurs, le secteur belge de la pomme de terre a pu compter durant la deuxième moitié de la saison 2017-2018 sur une importante offre de pommes de terre, suite à une récolte record.  En dépit des mauvais résultats de la récolte 2018-2019 faisant suite à une sécheresse exceptionnelle et aux importantes vagues de chaleur, l’offre de pommes de terre a été élevée dans la deuxième moitié de 2018.  Voyant que beaucoup rencontraient des problèmes de conservation, il a été décidé – en concertation avec les cultivateurs – de les transformer au cours de l’automne 2018.

Précisons que les entreprises belges de transformation de la pomme de terre ont également investi dans la promotion et le développement de leur réseau commercial.  Citons en guise d’illustration la campagne en Asie du Sud-Est en collaboration avec le VLAM et l’APAQ-W et la Commission européenne qui a ainsi permis de renforcer la notoriété des ‘Belgian fries, from the heart of Europe’ dans cette partie du monde.

Pas un long fleuve tranquille.

La longue sécheresse et les températures élevées durant la saison 2018 -2019 ont toutefois fait de gros dégâts dans la chaîne belge de la pomme de terre. Non seulement les faibles résultats de la récolte 2018 auront probablement un gros impact sur les résultats d’exploitation des opérateurs, mais par ailleurs la confiance accumulée pendant des années dans ce secteur de PME familiales pourrait se voir ébranlée.

Les organisations agricoles et Belgapom ont stimulé autant que possible le dialogue entre les exploitations concernées dans le cadre de l’exécution des contrats et misent également sur la réalisation d’une organisation sectorielle de la pomme de terre qui permettrait de mettre en place une concertation structurée.

Le négoce et l’industrie ont ainsi adapté leurs exigences en matière de qualité en vue de remédier à une partie des problèmes, avec toutefois en guise de résultat, des frites plus courtes.  Les prix élevés sur les marchés ont entrainé une augmentation des produits finis, ce qui n’a pas influencé favorablement notre position concurrentielle par rapport à d’autres pays de production.

Ajoutons que l’industrie belge et européenne a remué ciel et terre en vue de convaincre la Commission européenne de mettre un terme aux mesures antidumping injustes de certains pays.  Non seulement cela porte préjudice aux entreprises concernées, mais elles donnent injustement une image négative à ce secteur dynamique, qui a su se développer comme un acteur mondial sans recourir systématiquement aux aides publiques.

Les conditions difficiles de la saison 2018-2019 ont également une influence sur l’offre et la qualité des plants, ce qui pourra potentiellement impacter la saison prochaine.

Enfin, le secteur attend avec une grande incertitude la prochaine décision de la Commission européenne consistant à ne plus autoriser l’inhibiteur de germination CIPC.  Ce produit est depuis toujours utilisé mais de récentes études engendreront probablement le retrait de son autorisation.  Fort heureusement, le secteur a pris l’initiative du projet de recherche Reskia (anti-germe pauvre en résidus) en collaboration avec Flanders Food en vue d’étudier l’utilisation de produits alternatifs.  Il convient toutefois de s’adapter dans la pratique et le secteur sera confronté à de gros investissements dans la conservation de la pomme de terre.

Belgapom appelle les autorités flamandes et wallonnes à soutenir et encadrer les producteurs dans ce cadre.

Enfin, le secteur attend de l’Europe toute sa collaboration en vue de trouver une solution face aux risques découlant d’une contamination historique des hangars de stockage.

Conseil de culture online via WatchITgrow.

Face à cette croissance durable du secteur, Belgapom et ses entreprises souhaitent accorder tout leur soutien à la plateforme WatchITgrow de VITO.  Cet instrument qui a recours aux données satellite et à de nombreuses sources d’information est le successeur du projet Belspo Ipot mis sur pied par Belgapom.

Belgapom a appelé ses membres à ce que les producteurs qui, dans le cadre de leur contrat 2019, encodent leurs parcelles via WatchITgrow et y ajoutent les données de cultures utiles, reçoivent une prime à cet égard.

Ces données sont utilisées par VITO en vue de formuler un avis de culture AI (artificial intelligence).  Les cultivateurs pourront durant les deux prochaines années utiliser gratuitement les avis de culture en ligne établis année après année.  Ensuite, cet avis sera payant, mais sera accompagné de différents conseils et d’avertissements.

Les accès au modèle de prévision de récolte sont limités au producteur – qui peut ensuite les partager avec ses clients pour autant qu’il le souhaite.  Il importe de souligner que VITO est la seule partie qui a accès à ces données.


01/03/2019

Belgapom, Boerenbond et VITO unissent leurs forces pour une culture durable de la pomme de terre

Le 28 février 2019, Boerenbond - Belgapom et VITO ont uni leurs forces pour renforcer la position de leader de la Belgique dans le secteur de la culture et de la transformation de la pomme de terre grâce au développement de la plate-forme WatchITgrow.

WatchITgrow est une plateforme collaborative belge pour la surveillance numérique des champs de pommes de terre utilisant différentes sources de données. Les données des images satellites constituant la base, sont complétées par des données météorologiques, des données pédologiques, des données IoT et des données opérationnelles sur les pratiques culturales fournies par l'agriculteur.

L'objectif à long terme de cette plateforme belge est d'améliorer les rendements des agriculteurs et de parvenir à une culture plus durable. En cartographiant autant que possible tout ce qui se passe sur et à côté d’un champ et en analysant ces données au moyen d’analyses de type « big data »  et d’algorithmes d'apprentissage automatique (machine learning), nous pouvons fournir des conseils automatisés à long terme aux agriculteurs.

Dans une première phase, l’accent sera mis sur la collecte de toutes les données relatives aux cultures sur une seule plateforme centrale et indépendante, gérée par VITO, avec des garanties en matière de confidentialité, de sécurité et d’accès aux données.

Les utilisateurs actifs de WatchITGrow qui envoient leurs fiches parcellaires par voie numérique reçoivent un bonus financier de minimum 250 euros et maximum de 750 euros de leur acheteur. Cela signifie que les acheteurs souhaitent non seulement encourager les agriculteurs à travailler de manière plus numérique, mais aussi à les récompenser pour leurs efforts.

Outre une contribution financière pour le développement de la plate-forme WatchITgrow sur le marché belge, Boerenbond et Belgapom encourageront activement l'utilisation de l'application dans l'ensemble du secteur de la pomme de terre.

www.watchitgrow.be

 


27/02/2019

Belgapom présente son ambassadeur de la frite belge, James Bint, à Mexico durant sa mission économique.

Lors de la mission économique présidée par son Altesse, la Princesse Astrid, le secteur belge de la pomme de terre a également pris une place importante parmi la délégation belge du secteur alimentaire, présente sous le drapeau ‘Food.be, small country, great food’.

Une croissance rapide des exportations de frites surgelées belges vers le Mexique

La Belgique, déjà principal exportateur de pommes de terre surgelées au monde, voit également ses exportations augmenter à vue d’œil vers le Mexique.  Elle devient ainsi le troisième importateur de frites surgelées sur ce marché traditionnellement orienté vers l’Amérique du Nord.  L’an dernier, les exportations de notre pays ont ainsi augmenté de 282 % pour atteindre les 10.000 tonnes.

C’est ainsi que les entreprises belges veulent davantage investir dans ce marché en croissance, sachant que l’accord NAFTA entre les USA, le Canada et le Mexique sera remplacé début 2020 par l’accord USMCA et que son impact sur les relations commerciales entre les États-Unis et le Mexique est encore imprécis.

Belgapom étudie également les possibilités au plan phytosanitaire afin d’éventuellement faciliter les exportations de pommes de terre fraîches au Mexique. Ce pays ne produit en effet que 65 % de ses besoins en la matière.

Un événement presse Belgapom couronné de succès

Lors d’un événement presse très couru, organisé en collaboration avec FIT et présenté par l’Ambassadeur au Mexique, M. Antoine Evrard, M. Philippe Muyters, Ministre de l’Economie de la Région Flamande a mis l’accent sur la riche tradition de la pomme de terre belge et flamande, ainsi que sur la collaboration et les efforts permanents dans le domaine en termes d’innovation.

Il a illustré cela en mettant en lumière la collaboration de Belgapom avec les entreprises fer de lance de Flanders Food, où de nombreux projets novateurs sont lancés.  Différents projets sont par ailleurs également menés avec son équivalent wallon Wagralim. Le secteur croit en l’intelligence artificielle comme le démontre le projet WatchITgrow de VITO. Outre le suivi des parcelles de pommes de terre par photographies par satellites, l’ambition est de développer dans les années à venir  des conseils de culture en ligne grâce à une base de données qui pourra intégrer tous les nouveaux modèles de gestion des maladies. Cela devrait permettre une culture durable de la pomme de terre en Belgique, située au centre de la zone de culture européenne.

La nouvelle usine pilote de Courtrai créée dans le cadre du projet Interreg Veg-I-Tec a également pour but de favoriser et stimuler l’innovation des processus dans le secteur de la transformation des pommes de terre et des légumes.

James Bint, l’ambassadeur de la culture de la friterie belge également au Mexique.

Enfin, le secrétaire de Belgapom, Romain Cools, a donné un aperçu de la chaîne de la pomme de terre en mettant en exergue la culture typiquement belge de la baraque à frites.  Cette authenticité, reconnue par ailleurs comme patrimoine national immatériel, constitue avec la dynamique de l’ensemble de la chaîne de la pomme de terre la base de ce secteur unique.  Les entreprises de transformation de la pomme de terre veulent donner aux consommateurs mexicains la possibilité d’enrichir leur large gamme de streetfood avec les vraies ‘papas fritas belgas’.

Une vingtaine de journalistes alimentaires et bloggeurs ont ainsi relevé le défi et ont dégusté avec les autres invités les délicieuses frites servies dans le cornet typiquement belge, accompagnées d’une sauce mexicaine chipotle. Le tout était accompagné d’une bière belge bien fraîche et la dégustation s’est terminée sur quelques suaves pralines belges.  L’ambassadeur belge de la culture du fritkot, James Bint, a pu voir que chacun s’est régalé.

Les frites belges étaient également présentes au ‘Sabores de Bélgica’, organisé par l’AWEX, le secteur belge du secteur alimentaire et où les entreprises Agristo et Mydibel étaient présentes. Impossible bien évidemment de ne pas terminer cette réception couronnée de succès dans le cadre historique du Colegio de San Ildefonso dans le centre historique de la ville de Mexico sans un cornet de frites et un selfie avec James Bint.


28/12/2018

Imagine a world without potatoes

Le centre international de la pomme de terre CIP a lancé lors du Congrès mondial de la pomme de terre 2018 à Cuzco Pérou l'idée d'une campagne mondiale de promotion pour la pomme de terre avec comme slogan : 'Imagine a world without potatoes'.

Tout le monde actif d'une façon ou une autre dans le secteur de la pomme de terre peut y participer : entre 2019 et 2020 le monde entier se posera la question si on pourrait s'imaginer 'un monde sans pommes de terre'. 

Les membres PME de Belgapom peuvent s'enregistrer dans cette campagne via leur association. Les grandes entreprises peuvent se diriger directement au CIP.

N'hésitez plus et participez ! Nous sommes convaincus que vous ne pouvez pas vous imaginer un monde sans pommes de terre ?

Des infos supplémentaires dans cette brochure.


28/08/2018

Le Congrès Mondial de la Pomme de terre : un atout supplémentaire pour les paysans des Andes et Trias

Au printemps dernier, Trias a attiré l’attention au Congrès Mondial de la Pomme de terre au Pérou. Les contacts réalisés lors de cet événement avec divers partenaires portent leurs fruits.

Le Congrès Mondial de la Pomme de terre réunit tous les trois ans mille chercheurs et professionnels de la pomme de terre du monde entier. Le président du congrès, Romain Cools, prévoyais pour l’édition de cette année, une présentation des projets que Trias exécute en collaboration avec un certain nombre d’organisations agricoles locales dans les Andes, le berceau de la pomme de terre.

Générateur pour chambre froide

'Au cours de cet événement, nous sommes tombés sur pas mal de gens intéressants,' dit Lieve Van Elsen, directeur régional de Trias Andes. 'Prenez par exemple les vendeurs de semences et de fertilisants. Avant, ces entreprises ne s’intéressaient pas aux petits paysans de Conpapa ou Coopagros. Cependant, lors du Congrès mondial de la Pomme de terre, ils ont découvert le potentiel de ces organisations de paysans et de leurs membres. Ce qui est intéressant pour les paysans parce que les entreprises prêtent également de l’assistance technique.'

Remarquons d’ailleurs que les gouvernements andins ont ouvert les yeux. Le gouvernement péruvien était tellement impressionné par la nouvelle chambre froide des cultivateurs de pommes de terre de Coopagros qu’il a immédiatement mis un générateur à leur disposition afin d’en assurer l’approvisionnement en électricité. La chambre froide est à présent opérationnelle, mais il reste à travailler sur la qualité des pommes de terre lyophilisées. À ces fins, Trias développe une collaboration avec l’ILVO, la Hogeschool Gent (Haute Ecole de Gand), l’Université d’Andahuaylas et le Centre international pour la pomme de terre au Pérou.

500.000 dollars

Le ministre équatorien de l’Agriculture Rúben Flores a présenté ses ambitieux projets après le Congrès mondial de la Pomme de terre. 'Nous avons eu l’occasion de parler au ministre,' dit Van Elsen, qui est enthousiaste à propos des 500.000 dollars que le ministre vient d’allouer au secteur de la pomme de terre en Equateur.

Le directeur régional explique que : ‘Les investissements faits en faveur du partage d’informations avec les exploitations, du contrôle de la qualité des semences et de la construction de nouveaux dépôts pour leur conservation donneront un coup de pouce supplémentaire à la culture de pommes de terre en Equateur. Le dépôt de Conpapa fait état de modèle: il a été bâti il y a quelques années avec le soutien de Trias Andes et de nos partenaires flamands. En outre, les autorités équatoriennes subventionneront l’usine de chips d’Agropapa, une autre organisation agricole collaborant avec Trias.'

Coalition flamande

Les partenaires flamands de Trias Andes ne restent pas les bras croisés. Dans le cadre de sa maîtrise en électromécanique, Siebe Moeyaert travaille aujourd’hui en Equateur, au design d’un module de pesage et d’empaquetage pour les cultivateurs de pommes de terre de Conpapa. Ce module sera relié à l’installation de lavage et de triage construite il y a deux ans avec le soutien du Boerenbond, de Belgapom et de l’Institut Technique Libre VTI de Torhout. Le design de ce nouveau module servira de base aux dessins détaillés que les élèves du VTI réaliseront cet automne pour leur examen intégré.

Trias s’est efforcé ces dernières dix années de renforcer la coalition flamande qui oeuvre pour les pommes de terre de la Cordillère des Andes. Belgapom a rejoint le groupe en 2008, dans le cadre de l’Année Internationale de la Pomme de Terre . Plus tard, d’autres partenaires tels que le Rotary, le VTI, l’Institut Libre pour Agriculture et Horticulture VLTI, l’Institut pour la Recherche en Agriculture et Pêche ILVO et la province de Flandre-Occidentale se sont joints à ce partenariat.

Même si le Pérou et l’Équateur sont actuellement des pays à revenus moyens, les millions de familles de paysans des Andes ont encore des difficultés à atteindre un niveau de vie que nous considérons 'normal'. Leurs villages sont, dans la plupart des cas, isolés et loin des services de base de qualité en matière de santé et d’enseignement. En termes de valeur productive, l’exploitation minière serait le secteur principal, mais c’est l’agriculture qui assure les emplois. Les faibles revenus et l’infrastructure déficiente poussent de nombreux jeunes à quitter la campagne.


10/08/2018

Belgapom et l’Agrofront se sont concertés sur les problèmes du secteur de la pomme de terre

L’Agrofront (ABS/BB/FWA) et Belgapom se sont concertés aujourd’hui sur la situation dans le secteur de la pomme de terre. Les conditions météorologiques exceptionnelles de 2018 ont créé  des problèmes sur le terrain. Le printemps très humide a d’abord retardé les plantations par rapport aux dates habituelles. La période de sécheresse et de chaleur extrêmes qui a suivi a occasionné, quant à elle, des dégâts importants et imprévisibles au niveau du potentiel de récolte ainsi que des pertes possibles de qualité. Les interdictions d’arrosage des pommes de terre ont en outre empêché les producteurs de pouvoir limiter les dégâts.

En ce qui concerne les pommes de terre primeurs, on constate des pertes élevées à la récolte, résultant de faibles calibres et de tubercules plus petits. Les membres de Belgapom reconnaissent ce problème et ont adaptés leurs exigences de qualité en conséquence.

Pour les pommes de terre de conservation, la situation n’est pas encore très précise ; la pluie de ces derniers jours pourrait permettre des repousses mais les pertes de rendement pourront néanmoins être importantes. La situation varie selon la région et la variété, ce qui est confirmé par les observations du PCA (Flandre) et de la FIWAP (Wallonie). C’est pourquoi la situation de ces pommes de terre sera à nouveau évaluée dans la seconde moitié de septembre et fera l’objet d’une nouvelle concertation interprofessionnelle.

Les conditions météorologiques extrêmes de 2018 sont reconnues tant par l’Agrofront que par Belgapom comme une situation exceptionnelle et imprévisible. Dès lors, Belgapom insiste auprès de ses membres pour qu’ils puissent se concerter individuellement avec les producteurs qui ne pourront respecter leurs obligations contractuelles. Une solution uniforme n’étant pas possible, il s’agira pour chaque cas de rechercher une solution durable qui garantira la prise en compte des intérêts des deux parties.

Une approche globale de ces questions est en outre envisagée pour le long terme. L’organisation de branche de la  pomme de terre, dont la création est prévue en novembre prochain à Interpom, devra jouer un rôle important dans ce cadre.

Source : Belgapom/Boerenbond/FWA/ABS


07/07/2018

Marc Van Herreweghe devient président de Belgapom

L'assemblée générale de Belgapom, qui représente le négoce et la transformation belges de la pomme de terre, a désigné Marc Van Herreweghe comme président général. Il succède à Marc Seru qui, après deux mandats de trois ans, n'était plus éligible.

Marc Van Herreweghe est le CEO de l'entreprise familiale de transformation de pommes de terre Mydibel à Mouscron.
Il a débuté sa carrière internationale chez British American Tobacco, l'une des plus grandes multinationales au monde, qui compte 44 usines dans 42 pays. Son parcours chez BAT est impressionnant : il a gravi tous les échelons pour devenir Group Head of Manufacturing, responsable de toutes les usines du groupe. Son expertise comprend les thèmes People Leadership, Business Integration & Transformation, Operational Excellence, Industry 4.0 et Mergers & Acquisitions.

Il a ensuite travaillé en tant que consultant pour différentes sociétés internationales, notamment en tant que vice-président associé d'IDC (International Data Corporation), leader mondial en matière de connaissance du marché, de services consultatifs et de recherche. Il siège également dans plusieurs conseils d'administration.
Marc Van Herreweghe est également président du bureau de la section transformation chez Belgapom depuis le début de l'année.

Dans son discours de remerciement, il a souligné la nécessité pour le secteur belge de la pomme de terre, caractérisé par sa croissance rapide, d'utiliser les moyens technologiques disponibles pour créer une meilleure coordination à travers l’ensemble de la filière de la pomme de terre. Il estime que tous les acteurs de la filière en bénéficieront.

Plus que jamais, le secteur de la pomme de terre doit défendre ses intérêts : le sol et le climat de notre pays conviennent parfaitement à la culture de la pomme de terre. Le secteur de la transformation de la pomme de terre étant devenu un acteur industriel de premier plan au sein du secteur agroalimentaire global, les nouveaux défis auxquels nous sommes désormais confrontés sont nombreux. Pensons aux effets du changement climatique, à la pression croissante provenant des ravageurs et maladies, à la disponibilité de la main d’œuvre, sans oublier la demande d’une production de plus en plus durable, la pression sur l'utilisation des produits phytopharmaceutiques et la montée du protectionnisme, qui constitue un défi majeur pour le commerce mondial.

Il appartient à Belgapom d’affronter ces défis en concertation avec sa filière, par le biais d’une coopération efficace avec nos organisations nationales et européennes. Le nouveau président de Belgapom a également souligné le rôle de l'organisation interprofessionnelle de la pomme de terre qui sera mise en place dans notre pays.

Nouveau conseil d’administration

Outre le président, les nouveaux membres du conseil d'administration ont également été élus. La section négoce sera dorénavant représentée par Marc Bauden, Ben Muyshondt, Bart Nemegheer, Marc Seru, Rik Tanghe et Heike Valcke.
La section transformation sera représentée par Jan Clarebout, Yves De Vinck, Dirk Desloovere, Wim Lannoey, Carlo Mylle et Hannelore Raes.
Le mandat du conseil d’administration se termine en 2021.

Evénement de la FVPhouse consacré à la technologie de la télédétection et de la blockchain

L'assemblée générale de Belgapom était suivie d’un événement organisé par la FVPhouse (composée de Belgapom, Fresh Trade Belgium et Vegebe) en collaboration avec VITO sur le thème de la télédétection et du big data, dont WatchITgrow est un exemple dans le secteur de la pomme de terre. Bart Deronde de VITO a démontré que le suivi par télédétection de la culture des pommes de terre, fruits et légumes représente un potentiel pour tous les acteurs de la filière.

Walter Stiers a ensuite présenté, à l’aide de plusieurs exemples, les possibilités de la technologie blockchain pour le fonctionnement de la chaîne de valeur. Tant la télédétection que la blockchain peuvent être un outil important pour permettre une assurance efficace.

 


16/03/2018

Les investissements records dans la transformation belge de la pomme de terre se confirment en 2017:nouvelle hausse des chiffres de production

A l’instar de 2016, l’année 2017 s’avère à nouveau une année record pour la transformation belge de la pomme de terre. Telle est la conclusion de Belgapom, qui représente le négoce et la transformation belges de la pomme de terre.

Depuis quelques années, le secteur belge de la pomme de terre est l’un des secteurs à enregistrer la plus forte croissance au sein de l’industrie alimentaire. Grâce aux investissements importants au niveau de la capacité et de la qualité, cette tendance s’est poursuivie en 2017. L’année dernière, les entreprises ont transformé 4,75 millions de tonnes (+3,6%) en frites, chips, croquettes, flocons, granulats et autres produits à base de pommes de terre.

Les produits autres que les frites (les chips, croquettes, purées, flocons, …) ont connu une hausse exceptionnelle en 2017 en passant de 468.513 tonnes à 690.159 tonnes (+ 47,5%).

La part des frites surgelées et réfrigérées est passée de 1,91 million de tonnes à 1,99 millions de tonnes (+ 4,3%), tandis que la part des frites réfrigérées a enregistré une baisse de 3,5%.

Pour la saison 2017-2018 les statistiques belges montrent une récolte record de 5,11 millions tonnes de pommes de terre. Ce chiffre est le résultat d’une croissance dans les surfaces plantées, les choix de variétés et les conditions climatologiques favorables Les chiffres publiés par Belgapom concernent l’année calendrier 2017, qui couvre deux campagnes (2016-2017 et 2017-2018).

L’optimisme du secteur est encore renforcé par le fait qu’en 2017 le secteur de la transformation de la pomme de terre a connu à nouveau des investissements records, qui égalent plus ou moins le montant de 305 millions de l’année précédente (-1,3%). Ceci résulte aussi dans une hausse de l’emploi de 7,1% (4.410 unités).

Selon les dernières statistiques, la Belgique reste le premier exportateur de pommes de terre surgelées (2,2 millions de tonnes en 2017). Les exportations vers les pays tiers continuent également à croître.

Promotion …

A la veille de la fête nationale en 2017, la ‘culture du fritkot’ a été reconnue comme patrimoine culturel immatériel par toutes les autorités compétentes belges.

A cette occasion, le Prince Laurent de Belgique a accordé ‘le mandat d’ambassadeur de la culture belge du fritkot à l’étranger’ à James Bint, le célèbre personnage de de dessin animé, disposant d’une ‘licence to fry’, par analogie avec son homonyme ‘James Bond’.

Le personnage de James Bint était le visage de la campagne de promotion ‘Belgian fries, from the heart of Europe’ menée dans l’Asie du Sud-Est. Par le biais de participations à des salons professionnels et à des événements de presse, les producteurs de frites belges font la promotion de l’authenticité et de la qualité des frites belges sur ce marché en forte croissance constitué par 557 millions de consommateurs. Actuellement, les produits à base de pommes de terre vendus au Vietnam, en Indonésie, aux Philippines, en Malaisie et en Thaïlande proviennent principalement de l’Amérique du Nord.

La campagne est menée par le VLAM en collaboration avec l’APAQ-W, FIT et AWEX, avec le soutien de la Commission européenne. Elle se poursuit également en 2018 et 2019. Des actions sont prévues à Singapour, à Manille, au Bangkok, à Hanoi et à Ho-Chi-Minh-Ville.

La semaine du 9 au 15 mai, le Central World Bangkok – un des plus grands centres commerciaux au monde – sera placé sous le signe des ‘real Belgian fries’. Une semaine durant le public pourra déguster des frites belges. Pendant le week-end du 11 au 13 mai, le célèbre frituriste Eddy Cooremans préparera des frites belges sur place. James Bint animera l’événement en personne à l’aide de phylactères. Cette action sera couplée aux réseaux sociaux et à des événements B2B tels que le salon Thaifex.

… et menace de protectionnisme

Une nouvelle menace pointe toutefois le bout du nez de l’autre côté de la planète : les frites belges (et européennes) sont visées par des réflexes protectionnistes qui menacent le commerce international.

Après la prise de mesures antidumping injustifiées par les autorités brésiliennes – la plainte juridique introduite à cet égard par les entreprises européennes est toujours en cours –, une décision sera bientôt prise par les autorités colombiennes concernant un cas similaire. Même si le dossier semble peu fondé (ce qui est également confirmé par la Commission européenne), une décision négative risque d’entraîner des mesures injustifiées. Malheureusement, ces dossiers ont inspiré d’autres pays sud-américains à faire appel à cette même procédure, même si rien ne peut les justifier.

Belgapom et sa fédération européenne EUPPA ont insisté auprès de la Commission européenne de renforcer la pression afin de mettre fin à ces pratiques, qui semble en outre s’accompagner de falsifications du dossier en cours de route.

Croissance durable

Les secteur belge de la pomme de terre a clairement choisi la fuite en avant afin d’assurer la production nationale durable en formant des alliances au travers de l’Organisation de branche de la pomme de terre, dont la création est prévue lors du salon Interpom Primeurs (du 25 au 27 novembre 2018). Belgapom offre également son soutien à des projets de collaboration internationale par rapport à la culture de la pomme de terre dans les pays émergents, notamment – en partenariat avec entre autres l’ILVO, le VTI, le VLTI et le Rotary de Torhout – au projet Coalición Chuño de l’organisation TRIAS au Pérou, visant la construction de la première usine « Chuño » artisanale au monde. Il s’agit d’une technique ancestrale de lyophilisation des pommes de terre. Ce projet sera dévoilé au monde entier en sa qualité d’exemple d’aide au développement au travers des pommes de terre au Congrès mondiale de la pomme de terre qui se tiendra du 27 au 31 mai 2018 à Cuzco Pérou.